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Un chef militaire du MNLA « déserte »

Catégorie

Politique

Publication

mardi 19 novembre 2013 18:33

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Quelques jours après la libération de la cité administrative de Kidal, le colonel Hassan Fagaga a quitté la ville en fin de semaine dernière mécontent de l'accord de Ouagadougou. L'information n'a été constatée qu'hier. Ce responsable militaire appartenait à la branche armée du MNLA. Selon un observateur sur place qui requiert l'anonymat, le départ de Hassan Fagaga avec ses hommes et ses armes ne devrait pourtant pas avoir de conséquence sur le MNLA dans la région. Depuis son départ, aucune réaction n'a été observée, le calme règne dans la ville.

Considéré comme l'un des meneurs de la rébellion de 2006, déserteur de l'armée malienne, le colonel Hassan Fagaga, a quitté Kidal, en fin de semaine pour manifester son opposition à la remise par son mouvement, aux autorités maliennes des bâtiments administratifs de Kidal.
Selon des sources locales, lui et ses hommes sont considérés comme des éléments radicaux de l'Azawad. Toujours selon ces mêmes sources Hassan Fagaga et son groupe seraient partis vers une destination inconnue à bord de pick-up et avec un stock d'armes conséquent.
Des observateurs présents à Kidal et souhaitant garder l'anonymat, évoquent ce départ en relativisant toutefois son importance «on n'en parle pas, ça n'a pas eu un grand écho».
En revanche «ce départ pourrait donner des idées à d'autres responsables militaires au sein des groupes armés» qui n'ont pas accepté les accords sur Kidal. Ces chefs militaires pourraient être tentés, selon ces observateurs d'aller le rejoindre.
Pour autant la situation reste relativement calme à Kidal. Les groupes armés sont toujours cantonnés. Le HCUA est stationné au niveau du lycée Atther Ag Illy et dans la maison du Luxembourg, le MNLA est regroupé dans les bâtiments de l'escadron de la gendarmerie nationale. Selon des habitants de la ville la tension a baissé d'un cran depuis la reprise des sites occupés et surtout ceux de l'Ortm. La radio «servait d'abord à la propagande des groupes armés, maintenant qu'elle n'émet plus et que les bâtiments sont vides, la tension a reculé » soulignent des habitants joints au téléphone.
Toujours selon ces témoignages « il y a toujours des gens armés dans la ville». Les incidents sécuritaires concernent souvent «la BMS, la Banque Malienne de Solidarité». Aujourd'hui une grenade a été lancée devant l'établissement sans exploser. Avant hier soir un élément du MNLA a tiré sur un autre, en le blessant aux pieds.