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François Hollande : « la mission au Mali est accomplie et est en train de s'achever »

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Studio Tamani : Toutes les voix du Mali : articles, journaux et débats en podcast

Publication

jeudi 9 janvier 2014 17:58

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Le président François Hollande a annoncé hier que les effectifs militaires français au Mali seraient ramenés de près de 2.500 hommes aujourd'hui à 1.600 à la mi-février. Lors des vœux qu'il a prononcé hier devant les autorités militaires, il a estimé que «l'essentiel de la mission dans le pays a été accompli».

Le président français a confirmé que les effectifs passeront de 2.500 aujourd'hui à 1.600 en févier. La force Serval continuera ensuite à être réduite par étape, pour atteindre un contingent de 1000 hommes. Le chef de l'état français estime qu'il s'agit là, du niveau nécessaire pour faire face à «toute menace qui pourrait ressurgir». François Hollande reconnaît que les groupes terroristes sont encore présents au Nord-Mali.
Pour autant il a déclaré que l'opération serval a «maintenant la situation bien en main».
A la veille de l'anniversaire du début de l'engagement français au Mali, le président Hollande a qualifié l'opération de «succès reconnu par les maliens» mais aussi par « l'ensemble de la communauté internationale».
François Hollande a conclu son intervention sur le Mali en déclarant que «la mission est accomplie et qu'elle est en train de s'achever».

L'allègement du dispositif militaire français au Mali se poursuit, avec le retrait ces derniers jours d'environ 160 soldats de Kidal, a indiqué jeudi l'état-major des armées.
« Nous sommes entrés dans une phase d'allègement du dispositif qui doit nous amener à un premier palier aux alentours de 1.500 hommes, puis à un objectif final de 1.000 hommes », a déclaré le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron, lors du point de presse hebdomadaire de la Défense.

Quelque 60 militaires français sont toujours présents à Kidal. Il s'agit essentiellement de détachements de liaison auprès des forces maliennes et de la Minusma, la mission de l'ONU au Mali, a précisé la Défense. 70 sont à Tessalit, 200 km au nord, près de la frontière algérienne, 1.500 sont stationnés à Gao, d'où ils opèrent dans l'ensemble du nord du Mali, et environ 900 à Bamako.

Trois avions de combat Mirage 2000 stationnés en permanence à Bamako depuis le début de l'opération, ont également été retirés fin décembre. « Tous les moyens aériens sont aujourd'hui à N'Djamena », d'où ils peuvent opérer sur les différentes zones d'engagement de la France en Afrique occidentale ou en Afrique centrale, a précise le porte-parole.

C'est de N'Djamena qu'opèrent les Rafale qui survolent régulièrement la Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris, lancée le 5 janvier pour tenter de stabiliser le pays.

Au Mali, les forces françaises sont « dans une logique de passage de relais aux Forces armées maliennes et à la Minusma », a souligné le colonel Jaron.

Au plus fort de l'opération Serval, au printemps 2013, le contingent français a compté près de 5.000 hommes. Une première réduction d'effectifs a eu lieu en août, après l'élection présidentielle malienne, mais un dispositif d'environ 3.000 militaires a ensuite été maintenu jusqu'au second tour des législatives, mi-décembre.

Paris veut « pérenniser » sa relation de défense avec le Mali et le ministre, Jean-Yves Le Drian, doit signer un nouvel accord en ce sens le 19 janvier à Bamako. Un millier de soldats français devraient rester stationnés au Mali à partir du printemps 2014, pour une durée indéterminée.

La France a plus globalement entrepris de réorganiser son dispositif militaire en Afrique, pour le rapprocher de la bande sahélienne, où la menace jihadiste est la plus forte.

Il y a un an, le 10 janvier 2013 l'opération Serval était lancée .

A l'appel des autorités maliennes , le 10jnvier 2013, les forces françaises commençaient leur intervention pour chasser les jihadistes à Konna , puis dans le nord du pays. Pour le commandant Hubert de Quievrecourt, porte-parole de l'opération serval , le déploiement des forces françaises a permis au Mali de recouvrer l'intégrité de son territoire et de mettre en déroute les jihadistes .
Question Studio Tamani :
« L'opération SERVAL commençait il y a tout juste un au Mali. Peut-on dire que c'est un succès ? »
« Si on regarde le Mali il y a un an, évidemment, c'est un énorme succès. Le Mali il y a un an était un pays coupé en deux. La partie nord était en proie à l'obscurantisme terroriste . Aujourd'hui le Mali est restauré dans son intégrité à l'intérieur de ses frontières. Donc oui, c'est un très grand succès. L'opération Serval s'est bien déroulée. Elle se poursuit toujours, et je pense qu'on peut légitimement être fier du travail que nous avons accompli, nous les français, nos camarades maliens évidemment, notamment l'armée et la société malienne qui se reconstruit, et puis nos camarades de la MINUSMA tant pour le volet militaire que civil ».
Question Studio Tamani :
« Peut-on dire que le péril jihadiste est loin? »
« Ce péril terroriste il est loin, il est mis dans les cordes comme on dit en boxe. Mais il existe toujours. C'est pour cela qu'on continue nos opérations. On continue d'être très vigilant. Donc ce péril il n'est plus le même qu'il y a un an. Il a largement diminué, mais il faut continuer à le combattre sans merci ».
Question Studio Tamani :
« Si l'opération était à reprendre, qu'est ce qu'il faudrait corriger? »
« Il faut surtout retenir les succès de cette opération et s'en satisfaire. On peut toujours réécrire l'histoire. Il s'agit d'être satisfait du point auquel nous sommes parvenus . On doit bien sûr continuer à améliorer les choses ».
Question Studio Tamani :
« Sous quel signe vous placez vous cet anniversaire de l'opération Serval au Mali ? »
« Sur deux signes :la mémoire des hommes qui sont morts. Je pense aux sept français mais il n'y a pas qu'eux.Il y a d'autres camarades des pays africains, des maliens pour que cette opération dans son ensemble ait pu avoir lieu. Le deuxième signe est celui de l'espérance, l'espérance d'un Mali qui marche ensemble vers une destinée commune. Je pense qu'on a de beaux exemples ces dernières semaines. Ça doit continuer et ça va continuer ».
Question Studio Tamani :
« Croyez vous en l'avenir du Mali et sa reconstruction ? »
« Si je n'étais pas ici je ne croirai pas au Mali. Ma présence ici montre que je crois au Mali et tout le monde y croit, y compris vous ».


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