×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 229

Berth Koenders : la Minusma «ne tourne pas à plein régime »

Catégorie

Studio Tamani : Toutes les voix du Mali : articles, journaux et débats en podcast

Publication

jeudi 17 octobre 2013 16:36

Affichage

1322

Le représentant spécial des Nations Unies a demandé au Conseil de sécurité un renforcement rapide de la Mission internationale de soutien au Mali (Minusma) et de nouveaux moyens aériens en hélicoptères. M. Berth Koenders estime que la sécurité dans le nord du pays « reste précaire ».

Selon le représentant spécial«le dispositif aérien est nécessaire», « pour accéder aux zones reculées afin de protéger les civils» M. Berth Koenders a plaidé auprès du conseil pour que les pays membres fournissent des troupes à la mission et permettent un déploiement rapide de moyens de transport et de bataillons supplémentaires au Mali.
Le représentant spécial estime que la Minusma ne dispose aujourd'hui que de la moitié des troupes nécessaires «ce qui n'est absolument pas suffisant». Il a déclaré à New-York que la mission « ne tourne toujours pas à plein régime». La Minusma ne dispose aujourd'hui que de deux hélicoptères civils et compte 6000 hommes sur les quelques 12.000 prévus. La Minusma doit en principe atteindre son plein effectif d'ici la fin de l'année.
Les déclarations du représentant spécial interviennent dans un climat de tension au nord Mali. M. Koenders redoute « les risques asymétriques». En clair des attentats terroristes. Selon lui «le récent attentat à Tombouctou et les tirs d'obus à Gao, sont un important rappel à l'ordre». Le représentant des Nations Unies s'est déclaré «inquiet de la fragilité de la situation sécuritaire, en particulier dans le nord». Un point sur lequel le rejoint le ministre malien de la réconciliation nationale qui se trouvait aussi au siège des Nations Unies. Cheick Oumar Diarrah a lui aussi estimé «que la lutte contre le terrorisme et le crime organisé n'est pas terminé au Mali et que beaucoup reste à faire»
Gérard Araud l'ambassadeur français auprès des Nations Unies a relativisé l'évaluation de la situation faite par le représentant spécial. Selon lui ces attaques constituent certes «une alerte» mais «elles étaient menées en amateur et n'étaient pas coordonnées». Il a confirmé par ailleurs que le désengagement français se déroulait au rythme annoncé.
Enfin Berth Koenders a déploré que l'appel de fonds pour résoudre la crise humanitaire n'ait reçu qu'un faible soutien international. Cet appel de 477 millions de dollars n'est financé pour l'instant qu'à 37%, «laissant un trou de 300 millions de dollars» alors que «les besoins restent impressionnants».