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Soldats en opération dans le Nord du Mali (Photo World Armies)

Les forces Serval, Maliennes et Onusiennes lancent l'opération « Hydre »

Les forces françaises, Maliennes et de la mission des Nations Unies ont engagé une opération militaire de «vaste ampleur». Baptisé «Hydre» cet engagement qui regroupe 1500 soldats a commencé dimanche et se déroule au nord et au sud de la boucle du Niger.

 Le colonel Gille Jaron, porte parole de l'état-major a expliqué que cette opération a été décidée il y a quelques temps «pour éviter une résurgence» de «mouvements terroristes» au Mali.
Cette opération a donc été programmée avant l'attentat de Tessalit. Elle n'est pas une réponse aux attaques récentes menées par des éléments jihadistes. Ce que confirme le porte parole de la force Serval au Mali «ce n'est pas parce qu'il y a eu une attaque à Tessalit qu'il y a des mesures particulières à prendre».
Selon les services de communication de l'armée française « l'opération Hydre s'inscrit dans la traque des groupes terroristes pour les empêcher d'avoir une liberté d'action».
Le colonel Gilles Jaron a tenu à souligner, depuis l'état-major français à Paris, que « c'est la première fois que nous voyons travailler ensemble des volumes de force importants ».
Pour autant cette opération s'inscrit dans des actions «qui sont régulièrement menées pour participer à la stabilité du pays».
L'opération Hydre a été lancée dimanche après la visite à Bamako en fin de semaine dernière du chef d'état-major de l'armée française l'amiral Edouard Guillaud.
Du côté de la Minusma on reconnaît que «les patrouilles ont été renforcées» après la dernière attaque meurtrière de Tessalit. Cette mesure confirme que des mesures ont été prises pour renforcer la sécurité des différentes unités sur le terrain.
Hier un groupe jihadiste a attaqué une unité tchadienne déployée à Tessalit. Au cours de cette attaque 4 terroristes se sont faits exploser à bord d'un pick-up entraînant la mort de deux soldats tchadiens et faisant 6 blessés parmi les militaires. Dans un premier temps, le bilan faisait état d'une victime civile, un jeune enfant. Selon des sources militaires maliennes cet enfant a finalement pu être évacué pour être soigné en compagnie des militaires tchadiens touchés.
Les 4 membres du commando ont été tués lors de l'explosion. L'attentat a été revendiqué dans la journée de jeudi à l'AFP à Bamako par Sultan Ould Bady, chef d'un groupuscule jihadiste lié à Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi).