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Hydre: opération «anti-terroriste»

Catégorie

Politique

Publication

samedi 26 octobre 2013 16:35

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En expliquant en fin de semaine qu'au Mali « la guerre est derrière nous » le ministre français de la défense n'a pas annoncé la fin de l'intervention française, mais une réorientation de sa stratégie. «Nous sommes» a déclaré Yves Le Drian «dans une situation nouvelle». L'opération Hydre «est une opération anti-terroriste». Pour le ministre, ces déploiements militaires sont du «contre-terrorisme pour dissuader toute tentative de recomposition de petits groupes qui voudraient revenir sur les errements passés».

 Vendredi le président Français est allé dans le même sens affirmant que le terrorisme était «installé au Mali même s'il avait été abîmé et attaqué».
Des spécialistes militaires français constatent que la France a mené au cours de ces derniers mois un certain nombre d'opérations contre les groupes jihadistes sans pour autant en faire cas.
En décidant de communiquer sur l'opération déclenchée dimanche dernier dans la boucle du Niger, les autorités françaises ont voulu mettre l'accent sur les menaces de recrudescence des attaques terroristes et potentiellement la reconstitution des groupes jihadistes.
Paris, en annonçant le maintient d'un contingent de 1000 hommes au Mali, considère que la situation sécuritaire va rester un certain temps encore «volatile», selon le terme onusien.
En attendant le ministre français de la défense va devoir batailler, dans cette période de tension budgétaire en France, pour justifier au yeux de la représentation nationale et de l'opinion publique, le prolongement de la mission au Mali.
Dans ce contexte l'augmentation des moyens de la Minusma et l'implication encore plus grande de l'armée malienne reste essentiel.
«Aucune armée au monde n'aura assez de moyens pour mener à bien les missions qui sont les leurs ». La mise au point vient du Colonel Major Adboulaye Koulibali commandant de l'opération Maliba. Elle fixe les limites actuelles des capacités des forces maliennes. «Nous exécutons les missions qui nous sont confiées» dit-il « avec les moyens du bord, en connaissant les contraintes de l'État qui fait de son mieux».

La CEDEAO favorable à des mesures urgentes.

Vendredi à l'issue de leur réunion à Dakar les dirigeants de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ont adopté une déclaration finale. Dans le communiqué qu'elle a remis à la fin de ses travaux, la CEDEAO estime qu'il est nécessaire de « prendre des dispositions urgentes» pour renforcer la mission de l'ONU au Mali.
Dans leur déclaration, les dirigeants ouest-africains exhortent «les Nations unies, la communauté internationale et les pays contributeurs de troupes à prendre les dispositions urgentes pour renforcer la Minusma».
Ce plaidoyer répond à l'intervention de Bert Koenders, chef de la Minusma, qui a appelé la semaine dernière à New York à un renfort de sa mission, en troupes et matériel. Actuellement composée de 6000 hommes, essentiellement d'Afrique de l'Ouest et du Tchad, la Minusma doit passer à plus de 12000 soldats d'ici fin décembre et a besoin d'hélicoptères.
Tout en félicitant le président malien Ibrahim Boubacar Keita pour son élection, les dirigeants de la CEDEAO ont «condamné fermement les atrocités perpétrées continuellement par les terroristes au Nord-Mali», en exhortant les forces alliées «à prendre les mesures additionnelles pour le renforcement de la sécurité», dans cette région.