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Entree quartier général ex junte à Kati

Kati : les familles veulent savoir.

Dans son rapport sur la mutinerie de Kati, Amnesty International a exigé, il y a quelques jours, l'ouverture d'investigations après la disparition et la mort de plusieurs militaires qui s'étaient rebellés, le 30 septembre dernier. L'ONG parle même de «purge» menée par des militaires s'estimant «au-dessus de la loi ».
Aujourd'hui l'épouse du colonel Youssouf TRAORE, Saaba SISSOKO morte d'inquiétude, a lancé un cri de détresse aux autorités maliennes.

 

Parmi les disparus de la mutinerie de Kati figure son mari le colonel Youssouf TRAORE. Ce proche du Général Amadou Aya Sanogo a été interpellé par des éléments de la caserne de Kati. Ces événements se sont déroulés, selon son épouse dans la nuit du 30 septembre dernier. « Difficile de comprendre» dit-elle ce genre de situation « surtout qui concerne un officier supérieur de son rang ». Saaba SISSOKO ne comprend toujours pas, « cette disparition est inimaginable. Je m'inquiète pour mon mari» dit-elle. Elle souhaite maintenant savoir ce qui s'est réellement passé «cette nuit là et depuis ». Saaba Sissoko dit toujours être « sans nouvelle ni n'avoir aucune trace de son mari». Pour l'heure elle n'a obtenu aucune information. «J'ai été voir la hiérarchie militaire » sans résultat. « On m'a fait savoir qu'une enquête serait ouverte».
Après la mutinerie au camp de Kati contre le général Amadou Sanogo, chef de l'ex-junte, le ministère malien de la Défense a annoncé l'ouverture d'une enquête. Plus de trois semaines après les faits, les familles des militaires morts ou disparus s'inquiètent et demandent des nouvelles de leurs proches.
le 30 septembre dernier, un groupe de militaires proches du chef de la junte militaire, Amadou Haya Sanogo avaient déclenché une mutinerie dans la garnison de Kati. Ils exigeaient d' être promus à des grades supérieurs, comme d'autres officiers et sous-officiers, dont l'ex capitaine Amadou Haya Sanogo, promu général 4 étoiles.
Depuis l'envoi de l'unité spéciale dans le cadre de l'opération de retour à l'ordre décidée par le chef de l'Etat, les choses sont devenues plus calmes à la caserne de Kati.

En exigeant des informations sur le sort réservé à son mari, Saaba SISSOKO, tout comme Amnesty International tente de faire bouger la chape de silence qui entoure ces événements. Les disparitions de plusieurs militaires, dont les familles sont encore sans nouvelles restent inexpliquées . C'est le cas du colonel Youssouf Traoré, et de Dramane Sissoko, dont le corps a été plus tard retrouvé abandonné à proximité de la caserne.
Il y a quelques jours la CPI a dépêché une mission d'enquête au Mali pour instruire les exactions commises durant la crise. L'épisode de la mutinerie de Kati du 30 septembre pourrait rebondir et justifier des investigations de la justice internationale.