×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 229

Une vue de la marche en hommage Ghislaine et Claude

Le Mali et la France souhaitent l'arrestation rapide des assassins de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon

Dès les premières heures qui ont suivi l'assassinat des deux journalistes, la force Serval et les autorités militaires maliennes associées à la police, se sont mis à la recherche des meurtriers.
Depuis le double assassinat, la ville de Kidal vit sous tension. La région est le théâtre d'importantes opérations militaires.
L'objectif est de confondre rapidement les meurtriers des deux journalistes français. D'ores et déjà plusieurs dizaines de suspects auraient été arrêtés. Cinq auraient été confiés aux militaires français à Gao.
Les dépouilles des deux journalistes de RFI ont été transportées hier à Bamako avant d'être transférées en France dans la soirée de ce lundi.

 Du coté de l'enquête on indique que des opérations ont été lancées dès dimanche pour «identifier et interroger un certain nombre de personnes dans des campements».
Selon certaines informations relayées par des médias, plusieurs suspects auraient été arrêtés dans des camps où sont maintenus d'anciens rebelles du MNLA.
Une source à la gendarmerie de Gao, a affirmé que cinq suspect ont été interpellés «dans la région de Kidal» depuis les meurtres.
Ces suspects auraient été remis aux forces militaires françaises à Gao. Pour autant les militaires français disposeraient «d'indications permettant de remonter la trace» des meurtriers des deux reporters français. Ces éléments ont été confirmés par l'entourage du ministre français de la défense.
Selon le porte-parole de l'état-major français, le colonel Gilles Jaron, l'hypothèse d'une exécution alors que les ravisseurs tentaient d'échapper à leurs poursuivants ne tient pas.
Il a indiqué que les forces françaises basées à l'aéroport de Kidal, alertées de l'enlèvement, ont envoyé une patrouille et deux hélicoptères sur place, mais ont découvert les corps des deux journalistes sans avoir vu ou affronté les meurtriers.
Un habitant de Kidal qui a requis l'anonymat a apporté son témoignage sur le climat de tension qui règne depuis samedi dans la ville. Il indique « qu'il n'y a pas eu de changement très palpable de sécurité dans Kidal, hormis à l'extérieur de la cité» Ce témoin affirme «qu'il y a des patrouilles françaises qui ratissent la zone où se sont déroulés les assassinats». Il a constaté «des survols de la zone et de la ville par des hélicoptères et des drones». Selon lui plusieurs avions français ont atterris avec à leur bord des gendarmes et vraisemblablement des magistrats venant de France». Ces derniers se sont rendus sur les lieux des assassinats et dans le camp de la force Serval.
Pour ce témoin de nombreuses personnes auraient été arrêtées «on parle de 40 à 60 personnes».
Évoquant la situation à Kidal le ministre malien de la Défense, Soumeilou Boubèye Maïga, a déclaré sur France 24 que «la souveraineté de l'état n'est pas effective» dans cette ville.
Selon lui, «la situation de Kidal est telle que toutes les infiltrations sont possibles», dont celle d'islamistes armés radicaux de groupes liés à Al-Qaïda qui avaient occupé la ville et tout le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012, avant de fuir l'arrivée de l'armée française en janvier 2013.
La France déterminée
Depuis samedi les événements se précipitent. Les autorités françaises ont lancé des opérations pour retrouver les assassins.
Le ministre français des affaires étrangères l'a martelé dimanche:
« les assassins, ce sont ceux que nous combattons». Le message de la France aux auteurs de l'exécution des deux journalistes est clair. Il s'adresse à ceux que Laurent Fabius qualifie de « terroristes qui refusent la démocratie et qui refusent les élections». Le ministre des affaires étrangères a annoncé que des «opérations pour identifier un certain nombre de personnes dans des campements» ont été lancées dimanche et étaient toujours en cours aujourd'hui lundi.

Laurent Fabius qui s'exprimait sur une radio française n'a pas confirmé l'arrestation de cinq suspects qui auraient été remis aux militaires françaises à Gao. Le ministre a indiqué qu'à « l'heure actuelle on n'a pas de certitude sur qui a commis cet assassinat. Il n'y a pas eu non plus de revendication » Laurent Fabius a enfin promis de «tout faire pour retrouver les assassins, les punir et les châtier».
De son côté le gouvernement malien a décidé d'ouvrir une enquête sur les meurtres. Le porte-parole du gouvernement, Mahamane Baby, a annoncé que «certaines mesures vont être prises, notamment l'ouverture d'une enquête judiciaire au Mali».
Dans l'après midi une marche silencieuse a été organisée par les organisation de journalistes professionnels à Bamako. Une centaine de personnes s'est rendue de la Maison de la Presse du Mali à l'ambassade de France. Sur place le président de la Maison de la Presse a lu un communiqué condamnant l'enlèvement et l'assassinat «abjects et crapuleux des journalistes français» et exigeant «une enquête pour faire toute la lumière sur l'assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon».