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Gouvernorat de Kidal que vont quitter les groupes armés

Les groupes armés s’engagent à abandonner le gouvernorat de Kidal le 14 novembre.

Les responsables des groupes armés du nord, le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l'Unité de l'Azawad (HCUA) et le Mouvement Arabe de l'Azawad (MAA), ont décidé hier vendredi de libérer les locaux du gouvernorat de Kidal et ceux de l'ORTM. Cette déclaration signée par les 3 groupes, a été rendue publique suite à leur rencontre avec les délégations des Nations unies, de l'Union africaine, de la CEDEAO et de l'Union européenne à Ouagadougou.

A l'initiative du Représentant Spécial des Nations Unies au Mali, une délégation restreinte du Comité de Suivi et d'évaluation de l'Accord préliminaire de Ouagadougou a rencontré ce vendredi la coordination politique du MNLA, du HCUA et du MAA, à Ouagadougou.
Le texte remis par les trois mouvements armés du Nord indiquent que la réunion a permis de «passer en revue la mise en application de l'Accord de Ouagadougou et relever certains obstacles au lancement effectif des pourparlers de paix».
La déclaration précise que «dans un élan de compromis et pour avancer dans la mise en œuvre rapide de l'Accord préliminaire de Ouagadougou, le MNLA, le HCUA et le MAA ont décidé de quitter le gouvernorat et la radio nationale à Kidal au plus tard le 14 novembre en présence de la communauté internationale représentée par la Commission Technique Mixte de Sécurité (CTMS)».
Le président malien Ibrahim Boubacar Kéita l'a rappelé en début de semaine, l'occupation des locaux du gouvernorat de Kidal et de la station régionale de l'ORTM est une des «situations insupportables à Kidal».
Par ailleurs, les trois groupes armés demandent dans le communiqué au Chef de la MINUSMA de réunir d'urgence la CTMS, «afin de définir les modalités pratiques de mise en œuvre des mesures permettant de garantir la sécurité des populations dans la région de Kidal en particulier et dans l'Azawad en général».
Samedi matin joint au téléphone Sidi Ould Sidatt le secrétaire général du MAA a commenté les décisions prises la veille à Ouagadougou «Le cantonnement[des groupes armés] est effectif à Kidal. Mais le blocage se situe au gouvernorat et à la station régionale de l'ORTM» Les groupes armés «soutiennent que ces sites sont à l'intérieur de leur cantonnement». Hier à Ouagadougou les groupes armés ont estimé qu'ils « pouvaient quitter les lieux, mais tout en sécurisant la zone en créant les conditions qui garantissent la sécurité aux groupes armés pour éviter les accrochages et les tensions entre les différentes positions des armées qui sont à Kidal». Reste maintenant pour le responsable du MAA à «trouver un arrangement sécuritaire qui permette aux gens d'être plus rassurés au sein de la ville de Kidal». Sidi Ould Sidatt estime que «nous commençons une ère de l'accord de Ouagadougou. Sur ce point l'accord est très clair. Il faut dans les 60 jours ouvrir une seconde phase qui consiste à créer les conditions d'un dialogue inclusif». Interrogé sur le fait qu'il puisse exister une condition de leur part suite à cette décision de quitter les locaux du gouvernorat et l'ORTM, Sidi Ould Sidatt répond: «non, pas de condition, mais un accompagnement, et comme j'ai dit cet accompagnement doit permettre à tout le monde de vivre en toute quiétude».