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HRW: «Sanogo doit se soumettre au mandat émis contre lui»

Catégorie

Politique

Publication

dimanche 10 novembre 2013 14:00

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Après Amnesty international, c'est au tour de Human Right Watch de réagir sur la situation du général Sanogo.
Ce dernier a été convoqué par la justice jeudi dernier. Cette convocation est liée aux soldats tués lors de la dernière mutinerie dirigée début octobre contre lui. Ces événements avaient été menés par des militaires frustrés de ne pas avoir eu de promotions comme l'ex capitaine Sanogo. Mi-octobre, des familles ont affirmé avoir découvert dans la caserne de Kati et ses alentours les corps d'au moins trois de leur parents soldats.

De nombreuses ONG telles que Human Rights Watch ont dénoncé des tueries et arrestations arbitraires menées par les putschistes. Jusqu'à présent, ils n'avaient jamais été inquiétés par la justice de leur pays. Mais la convocation du général Sanogo semble se heurter aujourd'hui à la perspective de l'établissement d'un cadre juridique particulier en faveur du général Sanogo.
Il serait question en effet de lui faire bénéficier du statut accordé aux anciens chefs de l'état.

Bien que cette information n'ait pas été confirmée, et que la situation actuelle du général Sanogo fasse l'objet d'une très grande opacité, Human Rights Watch a réagit d'ores et déjà très fermement: «la décision de protéger et de renforcer le statut de Sanogo va rendre encore plus délicate la tâche d'assurer la justice pour les crimes très graves dans lesquels Sanogo et ses fidèles seraient impliqués. Cette évolution peut être interprétée comme un affront fait au personnel judiciaire qui travaille avec courage sur les crimes de Kati, ainsi qu'un affront fait aux familles des victimes».

L'ONG estime que « Sanogo est convoqué devant le juge et il doit se soumettre au mandat émis à son encontre, un point c'est tout». Human Rights Watch met en garde contre « de quelconque actes d'intimidation par son entourage armé ou des initiatives que prendraient des officiels du gouvernement pour retarder sans raison sa présentation devant le juge constituerait une remise en cause de l'indépendance de la justice et serait profondément décevant.»

La CPI semble également s'intéresser de près au cas de l'ex leader de la junte , tout comme Human Rights Watch ou Amnesty International. Sanogo étant le plus haut gradé de l'armée malienne, les conditions d'exécution de son mandat d'amener devraient être discutées au niveau de la présidence. Mais Sanogo, dans tous les cas, devra comparaître devant le juge d'instruction. Qui décidera, à l'issue de cette première audition, de l'inculper ou non.