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Signature de l'accord de Ouagadougou-Ministre Moussa Sinco Coulibaly et Bilal Ag Chérif du MNLA

Le MNLA divisé sur la question du retrait de Kidal

Le délai de 60 jours fixé par les accords de Ouagadougou a expiré vendredi. C'est ce même jour que les groupes armés, MNLA,MAA et HCUA ont annoncé leur décision de se retirer du gouvernorat et de l'Ortm à Kidal avant le 14 novembre.
L'annonce a été saluée positivement par la Minusma et la Cedeao mais elle est à l'origine de quelques tensions visibles aujourd'hui dans la ville.

 

Signe de la tension, un gros porteur de la Minusma n'a pas pu atterrir ce matin à Kidal. La foule a occupé le tarmac empêchant l'avion de se poser. Depuis l'annonce ce week-end du retrait prochain des groupes armés des deux lieux symboles que sont le gouvernorat et l'ORTM, la tension est montée d'un cran dans la ville. Le MNLA apparaît divisé entre les groupes armés sur le terrain à Kidal, et ses représentants à Ouagadougou. C'est dans ce contexte que devait arriver aujourd'hui une délégation avec les différents responsables des mouvements rebelles et notamment, Bilal Ag chérif du MNLA. L'avion qui devait transporter cette délégation n'a pas pu décoller. Son départ a été reporté à demain. Cette délégation devra expliquer aux groupes armés présents à Kidal la position prise à Ouagadougou. Sur place le MNLA est visiblement hostile à la perspective de quitter le gouvernorat et l'Ortm . Les combattants estiment qu'ils contribuent à «sécuriser» les deux sites, selon leur propres termes.
Cheick Oumar Diarrah, ministre de la Réconciliation et du Développement du Nord, a pourtant assuré hier que «le gouvernement est prêt» pour le dialogue avec les groupes armés conformément à l'accord de Ouagadougou. Il y a des discussions informelles « avec les rebelles depuis l'installation du président Keïta. Nous avons bon espoir, parce qu'il y a des discussions et des actions fortes entre ceux qui sont partie prenante au dialogue»
Ces déclarations contredisent celles des groupes armés qui à Kidal accusent au contraire les autorités maliennes de bloquer le processus en cours. Selon les groupes armés présents dans la ville le gouvernement bloquerait les pourparlers pour les obliger à respecter leur engagement de retrait du gouvernorat et de l'Ortm à Kidal.
La Minusma qui a activement contribué à l'accord sur Kidal vendredi dernier a souligné dans un communiqué la volonté des groupes armés exprimant «ainsi leur volonté en vue de la pleine mise en œuvre de l'Accord préliminaire». Le Représentant spécial les a « félicité pour cette décision qui doit contribuer à l'apaisement de la situation sécuritaire à Kidal et déclencher les pourparlers inclusifs de paix. La MINUSMA appelle toutes les Parties à la retenue dans cette période importante pour la paix au Mali».