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Kidal attend les chefs des groupes armés.

Catégorie

Politique

Publication

mardi 12 novembre 2013 18:00

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Kidal attend toujours, la délégation des responsables du MNLA, du MAA et du HCUA.
Cette délégation initialement annoncée hier n'est toujours pas arrivée de Ouagadougou. Une certaine effervescence règne en ce moment dans la ville.

 En témoigne le rassemblement à l'aéroport de partisans du MNLA, venus pour accueillir les représentants des différents mouvements.
Depuis vendredi, et l'accord sur le retrait des groupes armés du gouvernorat et de l'Ortm, est apparu une rupture au sein du MNLA. Beaucoup, parmi les membres du mouvement qui se trouvent à Kidal, expriment leur opposition à leurs chefs de Ouagadougou. « Kidal livrée au Mali, qu'est-ce que le MNLA aurait encore à négocier ?», se demandent les partisans du mouvement sur place. «Nous avons décidé de remettre les bâtiments aux mains des autorités du Mali» rappelle depuis Ouagadougou Djeri Maiga vice président du MNLA en précisant que « les populations de Kidal ont également le droit de manifester leur mécontentement» .
A Kidal on constate que «certains sont pour et d'autres sont contre les départs du gouvernorat et de l'Ortm». La population est divisée et « la tension s'intensifie » rapportent des observateurs. « La population Azawadienne manifeste son hostilité à cette option, d'ailleurs beaucoup de marches ont été organisées aujourd'hui contre le Mali. La perspective du retour des chefs des groupes armés à Kidal a renforcé la mobilisation contre le projet d'évacuation du gouvernorat et de l'Ortm».
Le gouverneur Adama Kamissoko tente de minimiser les conséquences de la fracture au sein du MNLA et des tensions: « pour le moment nous n'avons pas encore vu les délégations. Elles sont annoncées aujourd'hui pour sensibiliser les populations. Il y a bien des manifestations à l'aéroport mais c'est pour accueillir leurs leaders . Sinon la situation est calme au niveau de la ville». Questionné sur les effets de ces nouvelles tensions à Kidal le gouverneur affirme « avoir toujours confiance dans la tenue des élections. Nous avons 8 candidats qui font campagne. Ils n'organisent pas de meeting mais ils font du porte à porte».
Cette version est contredite par l'un des 8 candidats présents à Kidal qui estime qu' « ici il n'y a pas de campagne a proprement parler». Pas question d'organiser selon lui des « manifestations ou bien des meeting . Les gens ne sont pas dans une logique d'élection». Ce candidat évoque les risques d'agression «on évite les provocations». Pour lui la difficulté vient du fait que «les groupes armés n'acceptent pas les élections». Il est difficile dans ces conditions dit-il de faire campagne. «On fait donc une campagne clandestine».
A Kidal la population est inquiète. Elle redoute que n'éclatent des affrontements entre les groupes armés et les forces maliennes. C'est justement pour éviter cette perspective que la délégation est attendue aujourd'hui. Elle devra convaincre ses différents partisans de l'utilité des accords passés la semaine dernière au Burkina Faso.