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Patrouille de casques bleus à Kidal

Le MNLA: « pas de dialogue inclusif avant la libération de ses partisans».

« On a remis les clés ». Le MNLA estime qu'il appartient désormais à la Minusma d'assurer la sécurité des sites évacués par ses partisans depuis hier.
Le gouverneur de la ville Adama Kamissoko a confirmé l'opération. Les locaux du gouvernorat et de l'Ortm vont d'ailleurs faire l'objet d'une expertise de l'agence d'exécution des travaux publics, pour procéder aux réfections nécessaires. Les bâtiments concernés étaient occupés depuis environ neuf mois par des hommes du MNLA.
Sur le plan sécuritaire le gouverneur de Kidal affirme que la sécurité de la ville et de ses environs est désormais « assurée par les forces maliennes,la Minusma et par les troupes françaises de l'opération Serval». Toujours selon le gouverneur « la ville est calme».

Selon Abdoulaye Bathily, l'adjoint du représentant spécial de la mission des Nations Unies au Mali arrivé hier à Kidal pour recevoir les clés des bâtiments administratifs , «le calme est revenu à la faveur de discussions notamment avec ceux qui étaient en désaccord avec les dirigeants du MNLA sur cette décision». Abdoulaye Bathily, dit avoir « rencontré tout le monde », et souligne que tout « s'est finalement bien passé» . Albert Koenders le chef de la Minusma a estimé pour sa part que «les engagements ont été tenus ». Selon lui dans l'intérêt des parties et de la population, « il est nécessaire d'entamer rapidement des pourparlers inclusifs de paix ». La MINUSMA a-t-il dit « jouera pleinement son rôle dans l'accompagnement de ces efforts».
Mahama Mahamadou Djéri Maîga, le vice président du MNLA renvoie désormais les responsabilités de la sécurité à Kidal sur les Nations Unies, la France et l'état malien « on a donné les clés, la balle est dans le camp de la MINUSMA pour sécuriser la population ». A propos du désengagement des groupes armés des deux sites occupés, le MNLA confirme qu'il ne s'agit pas à ce stade d'un retrait de Kidal « les lieux de cantonnement sont connus par l'état malien, c'est en commun accord avec les militaires qu'on a décidé de cantonner les gens où ils sont cantonné. Ils sont dans la gendarmerie tout le monde le sait ». Reste maintenant la question de la prochaine étape souhaitée par le représentant des Nations Unies. Sur ce point Mahama Mahamadou Djéri Maîga estime qu' « il faut d'abord appliquer l'accord de Ouaga. Cet accord n'est pas encore appliqué. Au lieu de parler de dialogue inclusif, il faut parler d'abord de la libération des détenus, il faut parler des cantonnements des gens. On ne peut pas parler pour l'instant de dialogue inclusif».