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Enquête sur le double assassinat des journalistes à Kidal: tout désigne Baye Ag Bakabo.

Catégorie

Politique

Publication

samedi 16 novembre 2013 16:12

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L'enquête sur le double meurtre des journalistes de RFI se poursuit notamment sur le principal suspect Baye ag Bakabo. Plus les investigations avancent et plus elles confirment l'implication d'Aqmi dans les événements qui ont conduit à l'assassinat de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon

Le procureur français chargé du dossier a révélé cette semaine quelques éléments relatifs au parcours de Baye Ag Bakabo. A cette heure, le principal suspect est identifié par les services français comme «trafiquant de drogue proche d'Aqmi». Son profil et son itinéraire renvoient à la fois à sa proximité avec Aqmi, et avec la délinquance. Il a été notamment arrêté par la police malienne pour vol de voiture et à ce titre a même effectué une peine de prison à Bamako.
Baye Ag Bakabo est également fiché par la police malienne pour être un guide islamiste. Les services français l'ont aussi arrêté il y a quelques mois après des accrochages avec la force Serval, alors qu'il combattait aux cotés de touaregs dans le massif du Tigharghar. A cette occasion il a été questionné par le renseignement français et même photographié.
A ce stade, l'enquête se poursuit sur le terrain pour localiser les quatre membres du commando qui a procédé à l'enlèvement puis à l'exécution des deux journalistes français. Ambery Ag Rhissa l'un des responsables politiques du MNLA à Kidal qui a vu le dernier Ghislaine Dupont et Claude Verlon, a été entendu par les policiers « j'ai raconté comment les journalistes m'ont interviewé et puis comment ils ont été enlevés» Au préalable les journalistes «m'ont interviewé sur la situation générale qui prévaut au Mali, le problème entre le Mali et l'Azawad, le problème des élections». Ambery Ag Rhissa confirme qu'il «a été entendu par des enquêteurs français, des enquêteurs maliens» tout en affirmant qu'il «n'a rien à se reprocher. Les journalistes sont venus chez moi» dit-il « sans rendez-vous, ils m'ont interviewé et ils sont partis. Ils ont été enlevés dans la rue».
Selon des sources proches des enquêteurs la piste d'un enlèvement qui aurait mal tourné semble se confirmer. Le profil judiciaire du principal suspect pourrait accréditer cette thèse.