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Élections législatives: calme et abstention

Catégorie

Politique

Publication

dimanche 24 novembre 2013 18:49

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Les élections ont peu mobilisé les électeurs dans l'ensemble du pays. Pour autant ce scrutin placé sous haute surveillance n'a pas connu d'incident majeur notamment dans le nord à Tombouctou, Gao et Kidal. La présence visible des militaires maliens aux cotés des Casques bleus de la Minusma et de l'opération serval à permis de sécuriser les opérations de vote.

Dès les premières heures de la matinée que ce soit à Bamako ou dans les principales villes du pays notamment dans le nord les électeurs se sont peu déplacés. «On est loin de la participation des présidentielles» ont constaté durant la journée, des observateurs présents dans les bureaux de la capitale. A Bamako Magnambougou bureau 3 aucun vote n'avait été enregistré à 13 h. Au centre Kasso de Kayes, à la mi journée 60 personnes sur les 220 inscrits avaient seulement glissé leur bulletin dans l'urne, alors qu'au Mali les électeurs se déplacent habituellement en majorité le matin. A Sikasso au centre Mancourani 200 électeurs sur les 1000 inscrits avaient voté à la mi journée.
A Banamba et Niafunké en revanche l'affluence a été importante avec de longues files d'attente à Niafunké dans le Bureau n°1 où Soumaïla Cissé candidat à la présidentielle et à nouveau en lice pour les législatives a voté ce matin.
A Koulikoro dans l'ensemble des bureaux de vote visités, des personnes contactées sur place ont constaté que tout se déroulait « normalement, en présence les membres des partis politiques, les observateurs nationaux et internationaux » précisant que «le matériel électoral est partout disponible».
Au chapitre des dysfonctionnements un retard d'ouverture de l'un des bureaux de Sikasso à l'école Aminata Coulibaly. Ses responsables sont arrivés à 10h30, soit deux heures et demi après l'heure d'ouverture prévue.
Aucun incident majeur
Les mesures de sécurité ont été renforcés dans tout le pays et notamment au nord pour sécuriser les élections.
Si aucun incident majeur n'est à signaler en revanche des problèmes, toutefois rapidement maîtrisés, ont eu lieu à Kidal et à Gondam dans la région de Tombouctou.
A Kidal, des éléments du MNLA ont tenté dans la matinée, de s'opposer au déroulement des élections en agressant des personnes allant voter dans la cour de l'école fondamentale Baye Ag Mahaha où sont installés une dizaine de bureaux de vote. Selon des habitants de Kidal, joints au téléphone, le colonel Najim, responsable de la branche militaire du MNLA, serait à l'origine de la mobilisation des jeunes pour perturber les opérations électorales. 4 personnes ont été interpellées par les Casques bleus. Cet incident n'a pas eu de conséquences sur la suite du scrutin. Les mêmes manifestants s'en sont pris peu après à des résidents du quartier Aliou. Tout est rentré dans l'ordre à la mi-journée. Les opérations électorales se sont poursuivies sans problème.
A Goundam une localité de Tombouctou une vingtaine d' urnes ont été dérobées par des éléments armés de la milice arabe dans un bureau de vote de la commune de Gargando. La maire de Goundam affirme que ces incidents se sont déroulés dans une zone nomade très faiblement sécurisée. Selon elle des candidats auraient orchestré cette opération.
Réactions positives des observateurs
La CEDEAO qui a aussi accompagné le processus électoral a estimé que les élections se sont bien déroulées. Chéaka Abdou Touré, le représentant spécial de la CEDEAO au Mali, s'est dit «satisfait de l'organisation du scrutin qui a tenu compte des observations faites à l'issue de l'élection présidentielle». Pour autant il se déclare inquiet «de la faible participation qui témoigne de la difficulté des candidats à mobiliser les électeurs».
L'APEM, réseau d'appui pour les élections au Mali, qui a déployé plus de 3000 observateurs dans l'ensemble du pays souligne que l'élection s'est bien déroulée excepté les incidents de Kidal et de Goundam.