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Elections : Manifestation aujourd'hui à Ménaka

Catégorie

Politique

Publication

mardi 26 novembre 2013 18:26

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En attendant la communication des résultats officiels annoncée pour ce mercredi, la commission nationale de centralisation des résultats a poursuivi ce mardi la compilation des informations fournies par les bureaux de vote. A la mi-journée elle avait examiné environ la moitié des suffrages exprimés dans le pays.

Vers 13 h la commission nationale de centralisation des résultats avait dépouillé 43% des suffrages exprimés dans le pays.

21 listes, dont celle de Soumaila Cissé qui se présentait à Niafunké, ont été élues dès le premier tour. Les trois principales formations politiques, ADEMA, URD et RPM arrivent partout en tête et sont en ballottage favorable pour le deuxième tour.
Dans le district de Bamako, le taux de participation s'établit désormais à hauteur de 24,5. La plus forte mobilisation revient à la commune 3, avec 35,% de votants et la plus faible dans la commune 6, avec un peu plus de 19%. Aucune liste n'est parvenue a dépasser la barre des 50%. Il y aura donc un deuxième tour dans les six communes de la capitale. A retenir aussi, que les femmes candidates sont en difficulté dans la majorité des 55 conscriptions électorales.
Souleymane Drabo, directeur de publication de L'Essor , le quotidien national, pointe le manque de clarté du scrutin de liste majoritaire:«On a senti que les électeurs étaient perdus et ne savaient plus pour qui voter». Selon le journaliste, les partis «se sont uniquement focalisés sur la conquête du pouvoir». Pour lui cette approche risque de se traduire au deuxième tour par la disparition de l'opposition: «l'ensemble des candidats vont se rallier à la majorité présidentielle, et on aura comme lors de la législature passée, une opposition insignifiante» .
Dans ce contexte, Louis Michel, le chef de la Mission de l'Union Européenne, fait de la mobilisation une priorité pour le second tour: «Voter n'est pas seulement un droit, c'est un devoir moral» Il a exhorté «tous les acteurs de la vie politique à une mobilisation le 15 décembre».
De son côté la France a estimé aujourd'hui que le premier tour des élections législatives «constitue une étape importante pour tourner la page de la crise». Dans un communiqué le ministère des affaires étrangères a souligné «le travail effectué par la Minusma». Il rappelle que «la France restera attentive et engagée en faveur de la stabilisation et du développement du Mali».
Si pour les observateurs, les élections législatives se sont déroulées dans le calme en revanche des voix se sont faites entendre aujourd'hui pour dénoncer des atteintes au droit de vote dans nord. A Ménaka dans la région de Gao, la population a exprimé sa colère ce matin, en organisant une marche pacifique, suite au déroulement du scrutin de dimanche.
Aliou Tiégoun Maiga enseignant dans la ville a participé à la manifestation:«Nous protestons sur la manière dont les votes ont été validés par le préfet. Certains de nos amis ont été arrêtés et déférés à la gendarmerie». Les manifestants reprochent au représentant de l'administration d'avoir influencé les élections: «le préfet a fait en sorte que la majorité des bureaux soient fermés à Endrebocan en invoquant des questions sécuritaires». Il y a un mois le MNLA et l'armée malienne se sont affrontés dans cette région et particulièrement à Inekar et Anderenboukane. Les combats avaient fait six morts. Selon l'enseignant il n'y pas de sécurité dans cette région: «Les bureaux de vote ont été installés par des candidats ou leurs représentants eux mêmes» . A Inekar selon des témoins, le délégué du parti RPM a été frappé et ligoté et un président de bureau de vote giflé devant des Casques bleus de la MINUSMA. Toujours selon les mêmes témoins «il y a eu des bureaux saccagés» et pourtant les votes ont été validés par l'autorité administrative .