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Le général Amadou Haya Sanogo

le général Sanogo inculpé de meurtres, d'assassinats et écroué

Le général Sanogo a été déféré manu militari devant le juge d'instruction Yaya Karembé dans la matinée. Entendu sur les exactions de Kati, l'auteur du coup d'état de Mars 2012 a finalement été inculpé de meurtres, d'assassinats, de complicité d'assassinats et écroué. Le général Sanogo a été entendu par le juge d'instruction à l'école de gendarmerie de Bamako. Daniel Tessougué procureur général de la république a confirmé cette mise en examen. L'ex-putschiste a été placé sous mandat de dépôt dans un lieu tenu secret.

Le général Sanogo, a été interpellé ce mercredi matin à son domicile de Bamako. Il a été ensuite conduit par des militaires à bord d'une voiture, avant d'être auditionné par le juge d'instruction Yaya Karembé, qui a délivré un mandat d'amener contre lui. Ce dernier a tenté de l'entendre à deux reprises, sans résultat, ces dernières semaines, sur les exactions commises par ses hommes en avril 2012 à Kati.
Une centaine de soldats armés a pénétré de force dans son domicile, situé dans l'ex-base aérienne de Bamako. Amadou Haya Sanogo a pris place à l'arrière d'un véhicule avant d'être conduit devant le juge d'instruction. Selon certaines sources, le ministre de la défense aurait reçu hier soir, les épouses des bérets rouges tués lors des événements du 30 avril 2012. Ces dernières auraient menacé de manifester aujourd'hui pour protester contre l'attitude du général Sanogo. Un mandat d'amener a été délivré et exécuté par les militaires ce matin. Le quartier général de Sanogo et de ses hommes à Kati, a été le théâtre de nombreuses exactions commises contre des militaires considérés comme fidèles au président renversé, Amadou Toumani Touré. Des hommes politiques, des journalistes et des membres de la société civile ont également été victimes des brutalités des putschistes de mars 2012.
Suite à l'annonce de l'arrestation du général Sanogo le FDR s'est déclaré satisfait. Ce parti s'était indigné il y a quelques jours contre le comportement du général Sanogo. Selon son porte parole Amadou Koita, ce déferrement «est une bonne chose pour le retour d'un état de droit au Mali». Il rappelle que «fort ou faible nous sommes tous égaux devant la loi. L'essentiel est que l'État de droit prévale». 
Des représentants des familles de soldats disparus contactés, se déclarent aussi satisfaits. Il faut selon eux que la lumière soit faite sur les événements d'avril 2012. «Aujourd'hui» disent ces représentants, « que l'état de droit se construit au Mali et on peut aussi parler de la réconciliation».
D'autres familles sont plus réservées. Elles saluent l'arrestation du général Sanogo, mais se disent inquiètes: «Nos proches au nombre de 21 ont été présentés à la télé le soir de l'affrontement comme étant des mercenaires, alors que ce sont des militaires maliens». Depuis le 30 avril 2012 les familles de ces 21 militaires sont sans nouvelle. Elles demandent qu'on leur disent où ils sont.