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Le capitaine Sanogo

Sanogo : d'autres mises en examens pourraient être prononcées

48 heures après son arrestation, des informations parfois contradictoires, circulent sur les chefs d'inculpations prononcés à l'encontre du général Sanogo. Écroué depuis mercredi il est poursuivi pour «complicité d'enlèvement». L'ex-putschiste n'a pas été cité comme témoin, mais mis en cause, dans l'affaire de la disparition des bérets rouges. Pour autant d'autres chefs de mise en examen pourraient être retenus contre lui.

L'enlèvement de personne est réprimé par l'article 240 du Code pénal malien qui stipule « quiconque par fraude, violence ou menace enlèvera un individu du lieu où il a été placé, par ceux des autorités, auxquels il était soumis ou confié» sera puni de 5 à 20 ans de réclusion et facultativement d'un an à 20 ans d'interdiction de séjour. Ce chef de mise en examen ne pourrait pas s'arrêter là. Maître Mamadou Gakou, avocat à la cour estime que si le juge d'instruction «arrivait à découvrir d'autres faits qui n'avaient pas été mentionnés dans son réquisitoire introductif, il pourrait introduire un réquisitoire supplétif , et demander au parquet de l'autoriser à instruire dans le sens de nouvelles découverte de personnes ou d'infractions».
Un communiqué officiel émanant du porte-parole du gouvernement, a précisé le lendemain de l'arrestation du général Sanogo , qu'il «est accusé de complicité d'enlèvement de personnes. Et qu'à ce titre il bénéficie de toutes les garanties nécessaires que lui confère la constitution pour assurer sa défense». Le communiqué ajoute que «le gouvernement ne va pas interférer dans cette affaire». Le juge Yaya Karambé, du 3è cabinet du tribunal de 1ère instance de la cour d'appel de Bamako, cherche aujourd'hui à établir les responsabilités des acteurs de l'affaire des bérets rouges du 30 avril 2012, au cours de laquelle 23 éléments du «camp commandos-paras» avaient disparus. Outre l'ex-capitaine putschiste, 41 de ses partisans sont détenus à l'école de la gendarmerie de Faladie et entendus par le juge d'instruction dans la même affaire.
Les réactions se multiplient depuis l'arrestation du général Sanogo.
L'association malienne des droits de l'homme (AMDH) s'est portée partie civile hier, dans l'affaire des bérets rouges, aux côtés des familles. Selon Me Moctar Mariko, président de l'association, l'AMDH a contribué à l'inculpation de l'ex-putschiste.
«Ce sont les femmes des bérets rouges et d'autres personnes qui sont venues à nous pour expliquer les disparitions et les exactions, nous ne pouvions pas rester les bras croisés. C'est la raison pour laquelle nous avons rédigé une plainte. Cependant le procureur avait déjà enclenché des poursuites. Notre démarche s'est donc ajoutée à celle du procureur pour faire prévaloir le droit des victimes. Nous avons été reçus par le juge d'instruction . Nous pensons aujourd'hui que cette affaire ne va pas se terminer en queue de poisson. En tout cas nous pensons que la justice pour une fois une fois va prendre le chemin de la vérité».