Mali : la nomination du PM « sera effective d’ici ce lundi »
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Mali : la nomination du PM « sera effective d’ici ce lundi »

Le nom du nouveau Premier ministre sera divulgué au plus tard ce lundi 28 septembre. C’est du moins ce que nous a confié une source proche du Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP). Concernant la dissolution du CNSP demandée par la CEDEAO, la même source indique que cela ne peut se faire qu’après la mise en place de tous les organes de la transition. La CEDEAO, de son côté, a affirmé qu’une des conditions pour lever les sanctions contre le Mali est la nomination d’un Premier ministre civil.

Prèsque trois jours après l’investiture du Président de la transition et de son Vice-président, le Premier ministre n’est toujours pas nommé. Selon des sources proches du CNSP, des tractations sont en cours depuis des jours pour le choix d’un chef de gouvernement. Les mêmes sources indiquent que le nom du futur Premier ministre devrait être connu au plus tard ce lundi 28 septembre 2020. Plusieurs candidatures sont annoncées sur les réseaux sociaux, mais à ce stade rien est officiel.

Par ailleurs, des responsables du Comité National pour le Salut du Peuple confirme leur volonté de dissoudre le CNSP. Toutefois, ils précisent que cette dissolution ne peut être faite qu’après la mise en place de tous les organes de la transition. Les deux organes qui restent à mettre en place sont le gouvernement et le conseil national de Transition. Quant à la libération des personnalités civiles et militaires détenues à Kati depuis le 18 août dernier, aucun responsable du CNSP joint par Studio Tamani n’a voulu réagir sur la question.

En attendant, le Mali continue de subir les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le médiateur de l’organisation sous-régionale a déclaré, il y a quelques jours, que ces sanctions ne seront levées qu’après la nomination d’un Premier ministre civil et la publication du document final de la charte de la transition.

Pour certains observateurs, il faut « un cadre efficace » à la tête de la Primature. Un des experts ayant participé à l’élaboration de la feuille de route et de la charte de la transition souligne que le futur chef de gouvernement doit être « un fin connaisseur de l’appareil d’état doté des connaissances et compétences nécessaires pour redresser le pays ».

Mahamadou Diouara, sociologue – membre du comité d’experts des concertations nationales sur la gestion de la transition :

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