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Les notables de Kidal veulent imposer l'école coranique

Catégorie

Politique

Publication

jeudi 12 décembre 2013 18:35

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Il n'y aura pas de rentrée scolaire à Kidal ville. En tout cas pas pour l'instant. Les notables de la ville et les autorités administratives maliennes ne sont pas parvenus à s'entendre sur les conditions du redémarrage de l'année scolaire . Les notables de la ville ont posé comme première condition l'inclusion du système coranique dans celui du secteur public. Cette proposition a été immédiatement rejetée par le gouverneur de la ville.

Après deux semaines de concertations et de discussions entre les notables et les autorités maliennes aucun consensus n'a pu être trouvé pour assurer la reprise des cours dans les différentes écoles publiques de la ville. Le blocage se situe à deux niveaux . En premier lieu, les chefs coutumiers demandent d'introduire le système coranique dans celui du secteur public. « Cette proposition » estime le colonel Adama Kamissogo, gouverneur de Kidal, «n'est pas conforme au principe de laïcité de l'État et donc de l'éducation nationale au Mali» . C'est donc au nom de la défense de la laïcité que le gouverneur de la ville a rejeté cette proposition. Pour lui le Mali reste un pays laïque et donc interdit l'introduction de toute approche religieuse dans le cadre de l'enseignement public . Il rappelle par ailleurs, que « des écoles coraniques existent et qu'il appartient à chacun de confier son enfant à l' école de son choix».
La seconde condition posée par la commission locale en charge de l'école, concerne la prise en charge du recrutement et des salaires des enseignants locaux. Le gouverneur estime «que ces enseignants n'ont pas les compétences nécessaires». A l'heure actuelle, les discussions sont suspendues. Le gouverneur, affirme que les concertations vont quand même «se poursuivre» mais à «un autre niveau». Selon le correspondant de Studio Tamani à Kidal, certains parents d'élèves lassés de la situation, ont déjà envoyés leurs enfants ailleurs pour étudier. Ceux qui n'ont pas les moyens de le faire vont devoir attendre que la situation se débloque. Dans la région de Kidal, la rentrée scolaire a eu lieu cette semaine dans d'autres localités, à Anéfis, Aguelhoc et Tessalit, des zones où le MNLA n'est pas fortement implanté .

Ban Ki-moon inquiet du retard des négociations entre l'état malien et les groupes armés
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déploré ce jeudi, le retard pris dans les négociations entre le gouvernement malien et les groupes armés, notamment la rébellion touareg, ainsi que l'insécurité persistante dans le nord du pays.A trois jours du second tour des législatives au Mali, M. Ban estimé devant le conseil de sécurité qu'il faut «continuer à renforcer la Minusma». Il y a quelques jours, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta avait déploré que la communauté internationale, et en particulier la France, «oblige» Bamako «à négocier avec un groupe armé». Il faisait référence à la rébellion touareg du MNLA dont le fief, Kidal, échappe toujours au contrôle de l'État malien.
L'OCI soutient le Mali dans sa lutte contre les groupes armés
Les ministres des affaires étrangères de l'Organisation de la Coopération Islamique ont appelé à «soutenir le Mali en vue d'éradiquer les groupes armés terroristes et les trafiquants de drogue après l'occupation du nord par les jihadistes pendant plusieurs mois». Plus de 500 délégués de 56 pays ont participé mercredi aux travaux de l'OCI à Conakry.


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