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Un éleveur transhumant à Bourem avec son troupeau

Situation humanitaire au Nord « critique à Bourem »

Un an après la libération des régions nord du Mali, les voyants de la situation humanitaire sont au rouge vif. Aujourd'hui selon Action Contre la Faim/Mali on constate dans les trois régions nord du Mali, Kidal, Gao et Tombouctou plus de 200 000 enfants souffrants de malnutrition aiguë et 1,3 million de personnes vivant dans l'insécurité alimentaire et dépendantes des distributions de nourriture.

 

 

Situation humanitaire
Le niveau de malnutrition est plus élevé dans le Nord Mali cette année qu'en 2012. Le médecin chef du cercle de Bourem dans la région de Gao évoque « le dépassement de la phase urgente ». Nous sommes dit-il « à 16,6%, donc la phase critique ». « Sur plus de 39 500 habitants » poursuit-il « que compte la commune de Bourem, plus de la moitié est composée d'enfants de 12 à 54 mois ». Selon Ibrahima Berthé, les enfants atteints de malnutrition sont traités en ambulatoire et sont pris en charge par son Centre de Santé de Référence, en terme de soins médicaux et de récupération nutritionnelle.
Facteurs aggravants
Dans les zones rurales comme Bourem, certaines populations vulnérables ne bénéficient pas de l'aide humanitaire, car de nombreuses familles sont effrayées à l'idée de quitter leurs maisons pour cause d'insécurité.
Le manque de précipitations, le niveau d'eau des puits et des rivières est insuffisant et à certains endroits, l'accès à l'eau reste problématique, ce malgré la réhabilitation de 70% des points d'eau destinés aux animaux le long des circuits de pâturage traditionnels par les organisations humanitaire dans la région de Gao, ainsi que 50% de ceux de Bourem.
Accessibilité des régions du Nord
Certains habitants ont exprimé leur colère au sujet des faiblesse en termes de sécurité dans les zones rurales et les villages, où selon eux, les membres et les anciens membres des groupes armés y restent cachés. Toujours selon les organisations humanitaire, bon nombre d'éleveurs par peur des attaques des bandits ne s'aventurent pas à plus de 10 km de leur village et restent regroupés sur une petite superficie de pâturages. Un autre danger guette à la fois les convois humanitaire et les éleveurs de bétail, les bombes artisanales sur les routes. « Nous devons être très prudents » estime Issoufou Salah chef de mission pour Médecins sans Frontières dans le nord du Mali. « Il nous faut consulter » poursuit-il, « systématiquement les Maliens et la MINUSMA avant de partir en mission ».