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Saisie de poudre blanche à l'aéroport : c'était bien de la drogue

Catégorie

Politique

Publication

lundi 30 décembre 2013 19:34

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Le laboratoire national a finalement révélé son verdict sur le contenu de la saisie du mardi 24 Décembre dernier : la Direction de l'office central des stupéfiants venait de mettre la main sur plus de 5 kilos de drogue dissimulée sur un homme de 27 ans, d'origine bolivienne.
L'homme arrêté était à bord d'un vol de la compagnie Asky en provenance du Brésil.
Après analyse, la matière s'avère être de la cocaïne.

Le Chef de la Cellule Aéroportuaire anti trafic, le lieutement Alhader Yoro Maïga nous a accordé un entretien.
Studio Tamani
C'était donc bien de la drogue ?
Alhader Yoro Maïga :
Effectivement le 24 décembre à l'arrivée du vol Sky en provenance de Lomé via Ouagadougou nous avons interpellé un individu de nationalité bolivienne, il a été ciblé par mes services. Nous l'avons interpellé. Il n'avait qu'un seul bagage. Nous l'avons amené à la fouille où on a constaté qu'il avait des petits coupons des matelas qu'il disait se servir comme oreillers et comme natte. Nos soupçons ont donc porté sur ces petits coupons, parce que quelqu'un qui vient de Brésil jusqu'au Mali avec ces nattes coupons ça paraît suspect donc on a essayé de déchirer quand on a déchiré on a vu qu'il y avait une matière imbibé. Comme si une substance était imbibée sur la matière. Le test a révélé une réaction à la cocaïne. Maintenant il fallait prendre toute la valise déchirer les parties pour voir. Il y avait effectivement quelque chose dans toutes les parties de la valise.

Studio Tamani
Où se trouve le suspect actuellement ?
Alhader Yoro Maïga :
Le suspect sera conduit aujourd'hui devant le procureur de la commune six du district de Bamako.

Studio Tamani
Est ce que nous devons comprendre à travers cette saisie que le phénomène de la drogue commence à inquiéter ?
Alhader Yoro Maïga :
Effectivement le phénomène de la drogue inquiète beaucoup au niveau national et international. Nous devons être plus vigilant pour que notre aéroport ne soit pas un passoire.

Studio Tamani
Quelles sont les disposions prévues à votre niveau, pour faire face au phénomène ?
Alhader Yoro Maïga :
D'abord, il faut beaucoup de conditions de travail : sur la formation, sur les moyens et même sur la motivation pour éviter aux agents la tentation.
Studio Tamani
Dans la lutte contre la drogues et les autres stupéfiants, au-de-la de la répression, y a-t-il des actions de sensibilisation ?

Alhader Yoro Maïga :
Oui il y a des actions de sensibilisation, l'office central même, fait des actions de sensibilisation à travers des spots à la télévision nationale. Dans la même mouvance, l'office central a organisé dans le cadre de la journée internationale sur les stupéfiants, un grand meeting pour sensibiliser les populations face à ce phénomène.

Studio Tamani
On a aussi vu qu'une autre forme de drogue commence à être banalisée au Mali, je parle du cannabis, faut-il aller vers sa légalisation, comme c'est le cas dans d'autres pays ?

Alhader Yoro Maïga :
Bon, ça c'est politique, il faut que les autorités politiques décident de la légalisation du cannabis. Mais nous, nous sommes là pour l'application de la loi.

L'état de la consommation de drogue au Mali
Au Mali, selon le professeur Baba Koumaré chef du service de psychiatrie de l'hôpital du Point G à Bamako, « les jeunes Maliens consomment du cannabis dans une large proportion car cette drogue est la plus accessible ». Dans une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique M. Koumaré poursuit en affirmant qu'ils « consomment aussi du crack et de la cocaïne dans une moindre proportion, ils ont entre 15 et 45 ans, la toxicomanie touche tous les milieux sociaux sans exception ».
Se référant aux cas de consultation, il dira que dans son service « 5 à 10% des pathologies mentales ont pour cause la consommation de drogues. Ce chiffre est en constante augmentation, il y a dix ans il était de 2 à 3%, nous n'avons pas de statistiques sur le plan national parce qu'il n'existe pas de structures de désintoxication pour évaluer ce phénomène. Le seul chiffre dont nous disposons résulte de ce que nous voyons au service psychiatrique de l'hôpital du Point G ».


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Bamako Santé Justice