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Politique de la ville : Le point du ministre de l'urbanisme et de la politique de la ville.

Catégorie

Politique

Publication

mardi 7 janvier 2014 14:48

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Insalubrité, manque d'infrastructures, problème de gestion des ressources et de planification de l'évolution des villes. Les problèmes ne manquent pas à Bamako et le ministre de l'urbanisme et de la politique de la ville s'est exprimé à ce sujet.
Le Ministre explique vouloir impliquer le citoyen dans la résolution de toutes ces difficultés. Le studio TAMANI a approché le ministre de l'urbanisme et de la politique de la ville Moussa MARA. Entretien.

Studio TAMANI : A quoi ressemble la politique de la ville où en est-on aujourd'hui?

Ministre MARA : C'est la première fois qu'un gouvernement au Mali prend en compte la politique de la ville. Cette notion renvoie au constat qu'il y a de plus en plus de Maliens qui vivent dans les villes par rapport à la campagne. Dans une dizaine d'années il y aura plus de Maliens en ville qu'en campagne. Il est donc nécessaire de prendre en compte cette réalité et de considérer la ville comme une opportunité. C'est ce qui a amené les autorités à faire de la ville un espace de progrès et de développement. La politique de la ville est montée autour de ces nécessites à travers quatre grands axes :

  • Doter les villes d'infrastructures et de services nécessaires à la vie harmonieuse.
  • Faire en sorte que les villes puissent générer des ressources. Que ces revenus puissent être équitablement repartis entre les citadins. Ceci est nécessaire pour que le chômage puisse être résorbé surtout le chômage des jeunes.
  • Faire en sorte que le citadin soit d'avantage impliqué dans le développement de la ville, dans sa famille, dans son voisinage, dans son quartier, dans sa commune. Faire en sorte que la citoyenneté citadine soit développée.
  • Faire en sorte que les villes soient gérées de bonne manière, qu'il y ait une bonne gouvernance locale. Pour cela, nous devons aider les collectivités locales à avoir des capacités nécessaires à bien planifier l'évolution des villes et à bien les gérer. Tout cela va se traduire avec plus de revenus et plus de richesses crées, le soutien aux économies locales, la spécialisation économique des villes mais aussi des citoyens.

Le dossier est dans le circuit d'approbation en conseil des ministres. Dès qu'il sera approuvé il doit être appliqué à travers un programme de développement qui prendra cinq ans.

Studio Tamani : Vous avez choisi Daoudabougou comme quartier test par rapport à cette politique. Peut-on savoir pourquoi ?

Ministre MARA : En réalité l'activité menée à Daoudabougou est un des sous axes de la politique de la ville. Ce sous axe concerne les quartiers défavorisés. Nous avons décidé de choisir un quartier de chaque commune. Daoudabougou pour la commune 5 et une partie de Yirimadio pour la commune 6. Cette action consiste à identifier les problèmes des quartiers donnés directement par les populations.

Studio Tamani : Il est question également d'assainissement de la ville de Bamako. Un budget de 900 millions avait été annoncé qu'en est-il exactement ?

Ministre Mara : Si on doit rendre Bamako propre ce n'est pas 900 millions mais des dizaines de milliards qu'il faut. Les 900 millions ont été engagés sous l'égide du ministère de l'assainissement pour désengorger les dépôts de transit de la ville de Bamako qui sont au nombre de 12. Ca c'est un plan d'urgence auquel doivent succéder plusieurs autres initiatives si on veut résoudre de façon durable la question de l'assainissement de la ville de Bamako. Ce plan a été engagé et une bonne partie de l'argent a déjà été dépensé. Nous sommes en phase finale notamment sur le dépôt de Lafiabougou. Mais ce travail d'assainissement interpelle tous les citoyens tout le monde doit jouer sa partition.


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Bamako Infrastructures