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La baie d'Alger

L'Algérie propose sa médiation dans les négociations entre le Mali et les groupes armés

L'Algérie propose sa médiation pour débloquer les négociations entre le MNLA, les autres groupes armés et le Mali. Le calendrier se précipite. On parle d'une réunion dès demain. IBK de son côté est annoncé à Alger ce vendredi.

L'option Algérienne avait été évoquée, il y a quelques jours à la suite de la visite de Bert Koenders à Alger. Lors de son séjour, le représentant spécial avait salué le rôle de l'Algérie dans le processus de réconciliation du Mali. Le responsable de la Minusma avait notamment déclaré: « on a besoin de toutes les bonnes volontés pour faire repartir le processus».
Les discussions prévues suite à l'accord de Ouagadougou sont en panne. Les déclarations jusqu'au-boutistes du MNLA et le refus du président IBK d'engager des discussions avec des groupes en arme, ont figé les signes donnés avec la remise des clés de Kidal par les responsables du MNLA en novembre dernier.
Le HCUA et le MNLA sont déjà sur place à Alger. On évoque déjà une réunion d'harmonisation des points de vue pour demain. Pour l'heure une incertitude plane sur la participation du MAA, Le Mouvement national pour libération de l'Azawad, qui n'est pas parvenu à se mettre d'accord sur la composition de sa délégation.
L'initiative Algérienne est soutenue par la communauté internationale. L'annonce de la visite vendredi du président Ibrahim Boubacar Keïta à Alger donne encore plus de poids à la proposition de médiation de l'Algérie.

La médiation proposée par l'Algérie a débuté il y a deux jours. Elle se déroule en présence des responsables de la MINUSMA. Une 2ème rencontre informelle est prévue la semaine prochaine à Alger. Le président Ibrahim Boubacar Keita est attendu vendredi dans la capitale algérienne.
Attaye Ag Mohamed, conseiller du président du MNLA à Ougadougou salue l'initiative de l'Algérie mais rappelle à Intalla Ag Bilal de Studio Tamani, que la médiation a été confiée au Burkina Faso.

« Nous ne sommes pas contre une quelconque facilitation d'un quelconque pays. Nous avons répondu à l'invitation de l'Algérie qui a proposé sa médiation. Nous l'avons fait en présence la MINUSMA, parce que vous savez que le chef de la MINUSMA Albert Koenders est aussi en Algérie avec nous. Maintenant si l'Algérie veut apporter sa pierre, tant mieux. Mais cette initiative doit se faire en complémentarité avec la médiation choisie par la communauté internationale qui est celle de la CEDEAO, donc le Burkina Faso ».

Question: pensez vous que cette médiation peut permettre de débloquer la situation ?

« Très prochainement il va y avoir une rencontre à Alger, une rencontre informelle. Est ce que la CEDEAO ou bien la communauté internationale va passer à l'Algérie le relais de la médiation ? Ou bien l'Algérie va-t-elle jouer seulement le rôle de facilitateur? Nous ne sommes pas contre la présence d'un quelconque pays dans cette médiation. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a actuellement un fort blocage et ce blocage vient de Bamako »

Question: si cette médiation n'aboutit pas, quel est le scénario possible ?

« Ce qui est sûr, c'est que sur le terrain nous avons déjà effectué énormément de concessions , nous travaillons avec la MINUSMA pour que le cantonnement des combattants soit possible, pour qu'il n'y est pas d'incident majeur sur le terrain. Jusqu'ici nous avons de la peine a maîtriser l'impatience des combattants. Il faut que la communauté internationale se rende compte que nous avons utilisé tous les moyens politiques et pacifiques possibles . Si elle veut vraiment qu'on trouve une solution politique ou militaire, nous sommes disposés à toutes toutes les solutions ».

Question: IBK sera en visite en Algérie vendredi , est ce que selon vous c'est le signe de l'évolution de la bonne volonté de la part du Mali dans les négociations ?

Ici la question de l'Algérie n'est pas une médiation choisie seulement par le mouvement. Si IBK vient, c'est que quelque part il a aussi espoir qu'il se passe quelque chose. Tant mieux ! Nous souhaitons que cette médiation soit choisie par toutes les parties. Qu'il respect ses engagements, c'est ce qui est important ».