×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 236

Dissidence au sein du MNLA à la veille de nouvelles négociations sur les groupes armés

Catégorie

Politique

Publication

lundi 10 mars 2014 17:43

Affichage

1282

Ibrahim Mohamed Ag Assaleh, l'ancien chargé des relations extérieures du MNLA a annoncé aujourd'hui à Bamako la création d'une dissidence du mouvement . Il revendique être à la tête de 8000 hommes armés. Il reproche à l'actuel président du MNLA Bilal Ag shérif de souffler le chaud et le froid dans les négociations avec l'état malien . Contacté à Ouagadougou le président du MNLA Bilal Ag Achérif ne souhaite pas réagir pour le moment à ce qu'elle désigne comme étant « une création algérienne ».
Ibrahim Mohamed Ag Assaleh, avait participé aux travaux préparatoires, de négociation entre les groupes armés et les autorités maliennes,il y a quelques mois . Il avait été désavoué par les responsables du mouvement à Ouagadougou. En rupture avec le MNLA il s'était rendu en Tunisie, puis en Algérie. Il est revenu aujourd'hui à Bamako où il a annoncé la création d'un mouvement dissident du MNLA.

Mariam Moussa Hary l' a rencontré.

Comment est née cette dissidence ?
« Cette dissidence est due à l'irresponsabilité et à l'immaturité politique de Bilal Ag Achérif. Parce que, comme je l'ai toujours dit, quand on doit faire la guerre, il vaut savoir la faire, quand on doit faire la paix, il faut savoir la faire. Depuis la signature de l'accord de Ouagadougou jusqu'au jour d'aujourd'hui, je vois que Bilal Ag Achéri est en train de vouloir bloquer le processus ; et ce sont les populations qui souffrent à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Des populations, qui sont dans les camps de réfugiés ou qui sont déplacées à l'intérieur du Mali. Le système est bloqué. C'est dans ce contexte , que j'ai décidé de créer la dissidence. Actuellement presque 80% des effectifs du MNLA sur le plan politique et militaire ont adhéré à cette dissidence ».

Cette dissidence a-t-elle un nom?
« Écoutez, pour le moment c'est une dissidence du MNLA, mais dans les jours nous définirons le nom du mouvement . C'est un mouvement politico-militaire, qui s'engage dans le cadre du processus de l'accord de Ouagadougou et qui va poursuivre les négociations avec l'ensemble des acteurs de la communauté internationale pour relever le défis de la paix et de la stabilité, et relever aussi le défis lié aux aspirations du peuple qui s'est soulevé pendant plus de 50 ans ».

Vous dites que près de 80% des membres du MNLA vont rejoindre cette dissidence. On peut savoir le nombre de combattants que vous estimez s'être ralliés déjà à vous?

« Nous avons environ dans les effectifs 8000 combattants ; il y en a d'autres qui attendent que le mouvement soit crée , que la déclaration officielle soit faite pour pouvoir adhérer ».

Est ce que cette dissidence va discuter avec l'État malien ?
« Écoutez, je parle de vision politique. Si l'État malien, si le gouvernement malien a une vision politique pour le règlement durable de ce problème de façon définitive, c'est en tout cas notre vision. Nous souhaitons que le gouvernement malien aujourd'hui nous aide à relever ce défis. Dans le cadre de l'accord préliminaire de Ouagadougou, nous allons essayer d'avancer ensemble pour atteindre le dialogue inclusif et nous ne sommes pas ceux qui refusent de négocier à Bamako. Nous n'avons aucun complexe à défendre la légitimité du combat que nous menons pour l'AZAWAD, pour les régions de Gao, Kidal et Tombouctou. Que ça soit à l'intérieur du pays ou à l'extérieur du Mali. C'est le même discours, c'est le même débat, ce sont les mêmes idées que nous allons défendre. Donc nous n'avons aucun complexe à ouvrir les négociations et à négocier ici à Bamako ».


TAGGED UNDER
Kidal MNLA