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La justice est en marche au Mali selon un rapport de la FIDH et de l'ADMH

Catégorie

Politique

Publication

vendredi 21 mars 2014 18:23

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L'auteur du coup d'Etat militaire de mars 2012 , Amadou Sanogo, incarcéré depuis fin 2013, a entamé une grève de la faim pour protester contre son transfèrement de Bamako à Sélingué. C'est dans ce contexte que deux ONG de défense des droits de l'Homme au Mali ont présenté un rapport estimant que la justice est « en marche ».

Dans ce rapport, la Fédération internationale de défense des droits de l'Homme (FIDH) et l'Association malienne de défense des droits de l'Homme (AMDH) soulignent que « la volonté de faire avancer la justice pour juger les auteurs des crimes commis lors de la crise malienne est manifeste ».
Elles se félicitent en particulier de « l'ouverture d'une instruction judiciaire, le 14 mars, sur la mutinerie du 30 septembre 2013 » à Kati, quartier général des putschistes près de Bamako, menée par des hommes excédés par les avantages alors accordés à l'auteur du coup d'Etat du 22 mars 2012, Amadou Sanogo, qui a fini par être arrêté et incarcéré en novembre 2013. La répression de cette mutinerie avait fait au moins six morts.
Sanogo est également inculpé dans l'affaire dite des « bérets rouges », des militaires fidèles au président renversé Amadou Toumani Touré, dont une vingtaine de corps avaient été retrouvés dans des charniers près de Kati en décembre 2013.
Ces différentes poursuites constituent « «une avancée importante contre l'impunité au Mali », se réjouissent la FIDH et l'AMDH, qui notent cependant que « beaucoup reste à faire, en particulier dans le dossier des crimes du Nord qui regroupe des dizaines de procédures judiciaires distinctes ». Ces organisations « appellent à renforcer les enquêtes sur le terrain ainsi qu'à une plus grande participation des victimes qui, ne sont à ce jour qu'une quinzaine à s'être constituées parties civiles ».
Le rapport souligne en particulier que diverses exactions attribuées aux forces armées maliennes en 2013 « contre des civils ou de présumés jihadistes » dans le Nord semblent à ce jour n'avoir fait l'objet d'aucune « condamnation judiciaire ».
Le putsch mené en mars 2012 par Sanogo , alors capitaine promu ensuite général avant de tomber en disgrâce fin 2013 après l'entrée en fonction du nouveau président élu Ibrahim Boubacar Keïta, avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes armés.
Ces groupes ont occupé cette région pendant plus de neuf mois avant d'en être en partie chassés par une intervention militaire internationale lancée à l'initiative de la France le 11 janvier 2013, associant l'armée malienne, et toujours en cours.


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