Le nouveau premier ministre, Moussa MARA

La constitution du nouveau gouvernement se poursuit

Le Premier ministre Oumar Tatam Ly, nommé il y a seulement sept mois , a démissionné en invoquant des divergences de vue avec le président Ibrahim Boubacar Keïta.
Il a été remplacé par le ministre de l'Urbanisme et de la Politique de la ville, Moussa Mara, qui a entamé dimanche des consultations pour former un nouveau gouvernement d'ici à la fin de la semaine prochaine.

Dans l'entourage de l'ancien premier ministre on estime qu'il ne disposait pas de la latitude nécessaire pour mener sa tâche. Selon son entourage Oumar Tatam Ly n'avait pas les mains aussi libres qu'il ne l'espérait. Ce qui explique sa décision de mettre un terme à sa fonction.
Des proches rappellent qu'il avait attiré l'attention du président IBK depuis plusieurs semaines sur la nécessité de restructurer son équipe mais aussi de changer les vieilles habitudes de gestion du Mali.Il se plaignait aussi de ses mauvaises relations avec le fils du président.
La situation politique va dépendre maintenant de la capacité du prochain gouvernement à dégager des objectifs clairs et d'établir des priorités. Parmi celles ci, la poursuite du redressement et de la réconciliation. Sur ce point la pression de la communauté internationale se fait chaque jour plus forte.
Ce matin encore le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a considéré que le processus de réconciliation nationale n'est pas assez rapide au Mali.
A 39 ans Moussa Mara, le nouveau premier ministre doit désormais faire face à des défis multiformes. Mais d'ores et déjà beaucoup reconnaissent sa capacité d'adaptation. Il a la réputation d'être une véritable boite à idée.

La taille du nouveau gouvernement ne doit pas dépasser au plus 18 ministres. La recommandation est du Pr. Abdoulaye Niang, pour qui, le Premier ministre a l'obligation de mettre en application la loi portant organisation de la défense nationale, qui vise la sécurité, la relance économique et la lutte contre la corruption .
Issa Fakaba Sissoko s'est entretenu avec Abdoulaye Niang le directeur du Centre d'études stratégiques « Sènè ».
« Un gouvernement de transition, comme celui du Premier ministre Moussa Mara ne doit pas dépasser 16 à 18 ministres pleins, et probablement moins de 6 Secrétaires d'Etat.
Mais ce qui est le plus important pour compléter cette architecture, c'est de former un groupe de secrétaires généraux et de hauts fonctionnaires qui se trouvent toutes les institutions, afin qu'ils soient là dans la responsabilité du gouvernement pour le supporter en matière de défense sous la loi , portant organisation de la défense nationale, dans la mesure où nous sommes en situation de guerre.
Il a une responsabilité qui est de préparer un plan de défense qui couvre la période annuel de juin à juillet. S'il veut que le Mali soit sur la relance de la croissance économique, comme on l'a dit, selon une vision de prospérité partagée, s'il veut qu'on puisse mutualiser les ressources sécuritaires pour lutter contre un phénomène dans le Sahara qui n'appartient pas au Mali seulement, mais qui à l'humanité, s'il veut réellement que les responsables politiques et administratifs, qui sont les plus grands acteurs dans les cultures d'habitude défiantes (donc axées sur la corruption), il suffit seulement que son premier Conseil des ministres soit sur le décret relatif à l'application de cette loi ».