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Le premier ministre MARA après l'adoption de sa DPG

L'assemblée soutient le programme de gouvernement du premier ministre Moussa MARA

Les députés maliens ont adopté hier à une large majorité le programme de gouvernement du nouveau Premier ministre Moussa Mara. Ce dernier a appelé à un « « sursaut national » pour rendre au Mali sa dignité après la crise politico-militaire.
La déclaration de politique générale, que M. Mara avait présentée à l'Assemblée nationale mardi dernier et a fait l'objet de débats pendant près de 13 heures, avant d'être soumise au vote. 121 députés ont voté pour, 22 contre, il n'y a pas eu d'abstention.

L'Assemblée nationale malienne compte 147 élus au total, avec une majorité absolue pour le parti du président Ibrahim Boubacar Keïta, le Rassemblement pour le Mali (RPM), et ses partis alliés.
Lors des débats, un député a accusé le gouvernement d'avoir acheté dans l'opacité un avion présidentiel à 17 milliards de FCFA (près de 26 millions d'euros), ce à quoi le Premier ministre a longuement répondu.
P/Selon Moussa Mara, l'acquisition de l'appareil pour un montant de 20 milliards de FCFA (près de 30,5 millions d'euros), en comptant les « frais d'achat, de transport et d'assurance », était devenue nécessaire. Le précédant avion de l'ex-président malien Amadou Toumani Touré, renversé par un coup d'État militaire en mars 2012 et qui a ensuite formellement démissionné, était techniquement défaillant.
En présentant le 29 avril sa déclaration de politique générale aux députés, Moussa Mara a appelé son pays à « sursaut national », pour définitivement tourner la page de la crise politico-militaire ayant secoué le Mali pendant 18 mois entre 2012 et 2013.
« Notre armée a été conçue pour faire face à des menaces d'armées conventionnelles. Or, ce temps est passé. Nous devons donc la revoir », a affirmé Moussa Mara dans son programme gouvernemental s'étendant jusqu'à 2018.
Cette « réforme du secteur de la sécurité coûtera cher. Avec une armée à rebâtir, des actions de sécurisation à mener, pendant plusieurs années, sur un théâtre d'opérations qui est équivalent à la moitié de l'Europe, nous serons obligés d'accroître de manière significative nos dépenses militaires et de sécurité. Nous aurons besoin sans doute de plusieurs centaines de milliards de FCFA », a-t-il dit.
Actuellement, a-t-il précisé, "nous disposons d'environ 8.300 hommes et de plus de 1.000 véhicules sur le théâtre des opérations" dans le Nord, et les soldats maliens travaillent "en partenariat" avec la force française Serval et celle de l'ONU, la Minusma, "en vue de surmonter les énormes difficultés de sécurisation du territoire".
Au plan économique, après « deux années moroses (2012 et 2013), nous nous attendons à un taux de croissance économique de 6,5% en 2014, que nous nous efforcerons de reproduire en 2015 », a encore affirmé Moussa Mara.
Sur la réconciliation nationale, qui stagne depuis des mois, il a promis que l'équipe de négociateurs « s'emploiera à aller rapidement » dans les discussions avec les groupes armés et d'autres représentants des différentes communautés du Nord.

 L'assemblée nationale a validé hier la déclaration de politique générale du gouvernement Moussa MARA. Mais au moment du vote l'opposition n'a pas donné son quitus pour le document. Quelles sont les raisons qui ont poussé l'opposition a voté non ? Nous avons posé la question à Amadou CISSE membre du groupe parlementaire de l'opposition. Écoutez ses propos au micro de Modibo MARIKO.

Vous savez quand dans une DPG, un premier ministre dit qu'il va inviter l'assemblée nationale à revoir la constitution , alors que c'est la prérogative uniquement du chef d'état, donc lui donner notre quitus, ça veut dire que nous même, on lui dit : aller y violer la constitution. on ne peut pas le faire. Deuxièmement, quand un pouvoir vient en place après des élections, comme celle qu'on a vécu, trois mois après au maximum, le gouvernement devrait faire l'état de la nation, cela n'a pas été fait. Il y a tant d'autres éléments comme ça qui violent la constitution.
Comme c'est le premier ministre du président de la république, s'il parle au nom du président, est ce que ça porte un préjudice ?
Non il a dit je, je vous tiendrais. Lui il est une institution, comme nous. il ne peut pas lui prendre l'initiative. C'est, je dis bien, seul IBK aujourd'hui qui est légitimement élu, qui a le droit de réviser la constitution. Pas un autre , ni l'assemblée, ni l'exécutif.