Andris Piebalgs : « la paix n'est possible que si il y a un accord politique clair »

Un an après la conférence des donateurs à Bruxelles Près de 1,5 milliard d'euros, sur les 3,2 milliards promis, a été versé par les bailleurs internationaux pour la reconstruction du Mali . Le premier ministre a présenté ce bilan hier jeudi en présence des responsables de l'Union Européenne.


Pour Moussa Mara « sur les 2.155 milliards de francs CFA promis en mai 2013 », les trois quart « ont fait l'objet d'engagements fermes à travers des accords et conventions de financement »,
Des fonds d'un montant de « 965 milliards FCFA ont déjà été décaissés, dont 807 milliards FCFA en 2013 et 158 milliards FCFA en 2014 ». Un bilan dont s'est félicité le premier ministre. Le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs a souligné pour sa part « les efforts considérables réalisés « mais selon lui « beaucoup reste à faire pour poser les bases d'un développement durable et parvenir à des résultats plus tangibles ». Pour lui une partie de cette aide est « visible sur le terrain », dans le nord du Mali, où « on peut voir des choses concrètes » financées par l'UE, dans les routes, l'assainissement, la sécurité alimentaire et la santé.
Andris Piebalgs a cependant affirmé que « la paix n'est possible que si il y a un accord politique clair » entre les groupes rebelles du Nord et le gouvernement de Bamako.
Le premier ministre a profité de cette rencontre avec les responsables de l'UE pour répondre aux questions sur l'avion du présidentiel. Il a estimé que des explications ont été données aux partenaires y compris le FMI sur l'achat de cet appareil . Pour Moussa Mara cette affaire est un sujet sans intérêt :
« Toutes les questions qui ont pu être posées par nos partenaires, qu'elles soient en rapport avec la conférence de Bruxelles ou sur l'épisode de l'avion, ont été répondues de la manière la plus franche. Et nous avons eu l'occasion dans d'autres cadres et à d'autres niveaux de donner d'autres éléments à nos partenaires, y compris ceux qui sont abondamment cités dans la presse malienne. J'ai la faiblesse de penser que ceux-ci sont tout à fait convaincus par la pertinence de nos propos, et que cette épisode qui n'intéresse finalement que ceux qui n'ont pas d'autres choses à faire que de s'occuper des sujets sans intérêts pour notre pays, pour les Maliens sera rapidement derrière nous.
Nous pourrons à ce moment nous occuper des éléments essentiels de sortie de crise, de réconciliation nationale, de réformes de la décentralisation et par rapport à la lutte contre la corruption, , etc. qui conditionnent l'avenir de notre pays, mais aussi le bonheur de nos compatriotes ».