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Visite sous tension du premier ministre malien Moussa MARA à Kidal

Confusion autour de la visite du premier ministre à Kidal. Moussa Mara a du renoncer dans un premier temps à se rendre directement depuis Tombouctou à Kidal. C'est après une escale à Gao qu'il est reparti pour rejoindre la ville du Nord dans l'après midi. Les tensions qui avaient commencé hier par des manifestations à l'aéroport ont redoublé aujourd'hui avec des échanges de tirs à l'arme lourde entre les groupes armés rebelles et l'armée malienne. Finalement les tensions se sont calmées dans l'après midi.

Moussa Mara l'avait promis. Il a finalement tenu promesse en atterrissant cet après midi à Kidal.Tout au long de la journée sa venue a pourtant été rendue incertaine en raison des vives tensions qui règnent dans la ville depuis hier et qui se sont poursuivies dans la journée .Des échanges de coups de feu et de tirs à l'arme lourde se sont produits entre des unités de l'armée malienne et des séparatistes touaregs rendant improbable ce matin la visite du premier ministre. Ce dernier a du revoir son programme en se déroutant vers Gao. Des responsables de la Minusma avaient même anticipé l'ajournement de la visite annoncée par le premier ministre. Finalement il a tenu ses promesses en atterrissant à Kidal dans un hélicoptère de l'opération serval. A son arrivée Moussa Mara s'est rendu au camps numéro un de l'armée malienne. Il doit également visiter le gouvernorat et les administrations déjà présentes dans la cité. Avec cette visite Moussa Mara espère relancer les négociations de paix sans cesse reportées avec les groupes armés et vaincre la fatalité du retour de l'autorité de l'état dans la ville du nord.

La situation était tendu ce matin à Kidal a l'occasion de l'arrivée du premier ministre entre l'armée malienne et les combattants du MNLA cantonné. Pendant une bonne partie de la journée, on a assisté à des tires de sommation de part et d'autre. Une situation qui a crée une sorte de psychose au sein de la population qui est resté terrée dans les maisons. Le témoignage d'un habitant de Kidal recueilli ce matin

Depuis 8 heures il y a des tirs de sommation jusqu'à présent, ça continu. Le temps seulement de répondre à votre téléphone, là suis retourné dans ma cachette quoi. Moi je loge entre les deux camps: je suis antre le gouvernorat et le camps du MNLA. Là je ne suis pas sortie, je suis à l'intérieur de la maison. Donc je suis caché, quand même il y a des coups de fusils, et beaucoup même, des armes de tout calibre. Jusqu'à ce que la maison là même, ça me donne des graines de sable qui descendent. Les armes ne font que chanter. Je suis caché dans une chambre, je jette un coup d'œil, et puis quand il y a des coups fusils, je rentre chez moi. Je suis caché je craint, je craint les balles perdues.