×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 229

IBK aux États généraux de la décentralisation : « répondre aux frustrations de nos frères touareg »

Catégorie

Politique

Publication

lundi 21 octobre 2013 17:44

Affichage

1686

Les États généraux de la décentralisation ont commencé lundi 21 octobre au matin à Bamako, pour une durée de trois jours. 600 personnes doivent participer à ces travaux. Les États généraux vont réfléchir au transfert des compétences aux régions, en particulier au nord où les Touareg s'estiment « marginalisés » Dans son discours, Ibrahim Boubacar Keita a indiqué : « il faut apporter des réponses définitives aux frustrations de nos frères touareg »

 

Avant l'ouverture des États généraux beaucoup parmi les 600 participants de ces assises se posaient la question de savoir comment le Président de la République allait aborder la question Touareg dans son discours
Il a fallu attendre la 11eme minute de son intervention de 16 minutes pour entendre ce message.
« Il faut apporter des réponses définitives aux frustrations de nos frères touareg ».
Dans ses propos le chef de l'état a également évoqué les dysfonctionnements et les insuffisances de la politique de décentralisation.
Le président est revenu la déliquescence de l'état qui selon lui explique « le cataclysme qu'a connu le pays ». Il a plaidé pour un état fort. « Notre vision est celle d'un État fort. L'état fort n'est pas antinomique avec des collectivités locales fortes, car cet état fort doit garantir à tous les citoyens les mêmes droits, l'accès aux soins et à l'éducation ».
Le Président du Haut conseil des collectivités Oumorou Ag Ibrahim est intervenu après le chef de l'état. Pour lui le processus de décentralisation reste irréversible. Il constitue un élément déterminant de l'unité nationale.
Les réactions recueillies sur place parmi les participants à ces assises sont plutôt positives.
En revanche à Gao et à Kidal un front anti États généraux de la décentralisation est en train de se constituer. A Gao à peine ouverts les travaux sur la décentralisation sont déjà contestés.
Le cadre des notables de la ville dénonce la légitimité de la délégation envoyée à Bamako. Selon eux les élus communaux ne peuvent pas participer à ces assises ainsi qu'à l'évaluation de la gestion de la décentralisation. A leurs yeux on ne peut pas être juge et partie. A Kidal Mohamed Ag Intalla député de Tinassako dans cette région et président du HCUA (Haut conseil unifié de l'Azawad) entouré des chefs de tribus de l'Adrar a décidé d'organiser ses propres États généraux de la décentralisation.