Le sommet de la CEDEAO

Les conclusions du sommet de la CEDEAO

Le dossier de Kidal a occupé les échanges entre les quinze chefs d'État conviés hier à Accra au Ghana. La CEDEAO condamne les assassinats perpétrés contre les fonctionnaires maliens à Kidal le 17 mai dernier.

Elle demande que les auteurs soient arrêtés et transmis à la justice. Les chefs d'État ont réaffirmé leur soutien au président Ibrahim Boubacar Keita, reconnaît le président Burkinabé Blaise Compaoré comme médiateur de la CEDEAO à qui ils lui ont réitéré leur confiance.

Ils n'ont pas manqué également de demander au président malien l'ouverture rapide de dialogue avec les groupes armés. Ce jeudi, les groupes armés et un représentant de la présidence malienne se sont rencontrés au Burkina. Maintenant, beaucoup de problèmes sensibles restent à régler comme le cas des prisonniers détenus des deux côtés, et les détails du dialogue.

Les négociations entre l'Etat et les groupes armés sont devenues un impératif majeur. Ces propos sont du professeur Oumar sangaré, politologue. Pour lui, tous les acteurs de la crise doivent se retrouver pour négocier. Oumar sangaré est joint par Mahamane Almaimoune.

Les négociations entre l'Etat du Mali et les groupes sont devenues un impératif majeur. L'Etat ne peut plus se démarqué. Du point de vue rapport de force et positionnement sur le terrain, l'avantage est en faveur des forces dissidentes. Et donc on ne peut ne pas tenir compte de leur présence et de leur implication dans les négociations. Le dispositif de négociation n'est plus unitaire mais s'articule autour de l'ensemble des protagonistes, des acteurs politiques de la région et des forces en présence. Ainsi on peut trouver la plate-forme pour poser les bases d'une négociation durable.