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Ebola : 9 cas suspects selon l'OMS au Mali qui décide de limiter l’accès de sa frontière avec la Guinée.

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Société

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mardi 8 avril 2014 16:28

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L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré mardi s'attendre à ce que l'épidémie du virus Ebola en Afrique de l'Ouest dure de deux à quatre mois.
Toujours selon l'organisation des Nations Unies l'épidémie de la fièvre Ebola en Afrique occidentale est parmi « est l'une des épidémies qui posent le plus de défis à l'OMS », jamais enregistrées depuis l'apparition de la maladie il y a 40 ans.

L'agence des Nations unies n'a toutefois recommandé aucune limitation des voyages à destination de la Guinée, où ont été recensés 157 cas suspects ou confirmés, dont 101 mortels, ou du Liberia (21 cas suspects ou confirmés dont 10 morts).
Pour autant le Mali a décidé de limiter l'accès de sa frontière avec la Guinée. Selon des sources proches des services sanitaires, les personnes présentant des symptômes de fièvre hémorragique ne pourront plus désormais pénétrer dans le territoire national cela 5 jours après que trois maliens ont été signalés comme cas suspects. Ils travaillaient tous sur la frontière avec la Guinée. Les trois patients ont été repérés séparément, grâce à des contrôles réalisés dans la capitale Placés en observation à Bamako les tests effectués sur deux d'entre eux ont écarté définitivement l'hypothèse d'une contamination par le virus Ebola. Les analyses confiées à un laboratoire d'Atlanta sont toujours en cours pour le troisième. Le diagnostique actuel semble indiquer qu'il ne serait pas porteur du virus. Selon le dernier bilan de l'OMS il y aurait aujourd'hui 9 cas supects au Mali. Les autorités sanitaires maliennes tiennent à préciser que le « concept de cas suspect ne veut pas forcément dire maladie de fièvre hémorragique d'Ebola» . Pas question donc pour ces autorités d'affoler la population avec des conclusions hâtives: pour le moment, effectivement, rien ne permet d'affirmer que le virus Ebola a pénétré au Mali. Pour autant les autorités sanitaires ont décidé d'interdire l'accès aux personnes venant de Guinée et qui présenteraient des symptômes de fièvre. A Bamako l'inquiétude reste réelle. La manifestation spontanée qui s'est déroulée la semaine dernière dans la commune 4 où étaient accueillis les trois cas suspects illustre les fortes craintes de la population.


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