Yellen Africa estime que ce qui s'est passé au Nigeria est possible au Mali

Plusieurs organisations féminines maliennes se sont mobilisées pour le troisième jour consécutif pour dénoncer une nouvelle fois ce matin ce qu'elles qualifient de « silence coupable des chefs d'Etat et de gouvernement » sur l'enlèvement, mi-avril, de plus de 200 lycéennes au Nigeria revendiqué par le groupe islamiste Boko Haram.

La manifestation a été organisée ce matin sur le boulevard de l'indépendance. Une centaine de femmes portaient des panneaux avec ce slogan « ramenez nous nos filles, nous sommes solidaires des filles du Nigeria ». Soutenue par USAID la manifestation a permis à Yellen Africa, qui coordonne le mouvement, de réaffirmer sa mobilisation contre Boko Haram. Dans un manifeste largement distribué Yellen Africa « prend à témoins les plus hautes autorités et l'opinion publique internationale sur les crimes d'enlèvement et d'exactions dont sont victimes ces jeunes filles nigérianes ». L'association demande aussi à toutes les autorités et personnalités islamiques à condamner » ce kidnapping massif qui, selon elles, est un « acte odieux qui n'honore nullement l'image de l'islam ».

Ce collectif de femmes Yellen Africa réclame la sécurisation des écoles par les dirigeants africains. Imirana Kilou Maiga et Hamid Ag Ahmed ont rencontré Hadeye Maiga coordinatrice des associations de soutien aux filles du Nigeria

« Ce matin, on fait un meeting pour manifester notre solidarité au peuple frère nigérian, mais aussi aux jeunes filles qui ont été enlevées. Nous les soutenons, et leur disons qu'elles ne sont pas seules. Nous sommes derrière elles. Nous ferons tout ce qui est à notre pouvoir pour faire en sorte qu'elles soient retrouvées et ramenées dans leurs familles en bonne santé.
Il y a un mouvement de soutien mondial « Bring back our girls » qui né et qui se mobilise. On a fait ce matin une déclaration que nous avons remise aux autorités. Dans cette déclaration, nous demandons essentiellement aux autorités de mettre en place un système de collaboration inter-États pour lutter contre le terrorisme, mais aussi de sécuriser les écoles ici au Mali et dans le monde. Cette situation s'est passée au Nigeria, elle pourrait se passer au Mali. Donc, il faut que les autorités prennent des dispositions pour prévenir ces genres de situations ».