Nouvelle constitution : des partis politiques divisés sur la pertinence de son élaboration
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Nouvelle constitution : des partis politiques divisés sur la pertinence de son élaboration

La commission de rédaction de l’avant-projet de la nouvelle constitution a écouté ce mardi les partis politiques sur l’élaboration de ce texte. Mais, ceux-ci restent divisées sur la pertinence d’une nouvelle constitution.

Cette séance d’écouter visait à recueillir les contributions et préoccupations des partis politiques en prélude à la rédaction de l’avant-projet de constitution. Mais l’élaboration d’une nouvelle loi fondamentale ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique.

L’ADEMA PASJ s’oppose à une nouvelle constitution qui mènerait le pays dans l’inconnu. Le parti de l’abeille pense que des dispositions de l’actuelle loi fondamentale peuvent être améliorées, corrigées ou amendées sans remettre en cause sa substance. « Les amendements, les corrections, les améliorations qui pourront être apportées quelles qu’ils soient ne doivent pas aboutir à une rupture totale de la constitution en vigueur », affirme Yaya Sangaré, Secrétaire Général du comité exécutif de l’Adema et porte-parole du parti. « Nous ne sommes pas pour aller vers une quatrième république qui peut chambouler tout », prévient-il. Et l’ancien ministre d’ajouter «nous ne savons pas dans quelle aventure on va s’engager»

« Il est important d’apporter des changements »

Le Parti Yelema trouve nécessaire de rendre la constitution de 1992 en vigueur, plus rigide. Cela en lui apportant des changements importants. Le parti de l’ancien Premier ministre Moussa Mara, regrette que des simples lois arrivent à abroger des dispositions constitutionnelles.« Il y a des volets aujourd’hui qu’on n’arrive pas à faire, notamment la cour des comptes qui est aussi une disposition sous-régionale. Elle nécessite aussi une évolution. On est dans la dynamique de création d’une nouvelle chambre. Toutes ces questions méritent une évolution », souligne Youssouf Diawara, président du parti. Il relève aussi des difficultés dans la pratique démocratique. «Par exemple quand il y a la vacance du pouvoir, le délai d’organisation des échéances cause d’énormes problèmes », rappelle-t-il. Cependant, Yèlèma dénonce des failles dans la mise en place de la commission.

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Il faut noter que les partis ont jusqu’au 8 août prochain pour apporter leurs visions sur le projet. Déjà, 11 formations politiques sur les 271 que compte le pays ont déposé par écrit leurs contributions auprès de ladite commission.