Quand l’AES voit grand!
📷@PresidenceMali

Quand l’AES voit grand!

La première réunion des ministres des Affaires Étrangères des États membres de l’Alliance des États du Sahel s’est tenue à Bamako les 30 et 1er décembre dernier. Elle avait pour objectifs entre autres de décider des mesures pour son opérationnalisation et de déterminer les modalités nécessaires de l’intégration entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

Les diplomates ont accueilli favorablement la recommandation d’élargir les objectifs de l’AES aux domaines de la diplomatie et du développement économique. Comme formulée auparavant lors de la réunion des experts.

La participation des élus, des femmes, des jeunes et de la société civile aux initiatives de l’AES, a été aussi recommandée. Les diplomates s’engagent aussi à consolider les liens entre les trois pays à travers l’intégration.

Au cours de leurs délibérations, les ministres ont réaffirmé leur attachement à hisser le cadre formel des relations institutionnelles entre le Burkina, le Mali et le Niger conformément à la vision commune de leurs Chefs d’État.

Ils recommandent aussi aux chefs d’États des trois pays la création d’une Confédération des trois pays.

Éviter les erreurs du G5 Sahel

En prélude à la rencontre, le Niger et le Burkina ont annoncé leur retrait du G5 sahel ce samedi. Pour des spécialistes des questions sécuritaires, ce retrait n’est pas surprenant et pourrait, d’ailleurs, conduire à la dissolution de l’organisation antidjihadiste. Cependant, ils estiment que l’AES doit éviter les erreurs du G5 Sahel afin de réussir sa mission. C’est du moins l’avis de Kadiatou Keita, Analyste sécuritaire.