Avant-projet de loi sur les partis politiques : des concertations sans les acteurs ?
Des responsables des partis politiques au meeting sur la dissolution des partis politiques tenu à la maison de la presse de Bamako le samedi 26 avril 2025. 📷 Studio Tamani

Avant-projet de loi sur les partis politiques : des concertations sans les acteurs ?

Des concertations autour de l’avant-projet de loi sur les conditions de formation et d’exercice des partis politiques, conformément à la nouvelle Constitution. C’est l’une des annonces fortes du Président de la transition lors de son traditionnel discours du nouvel an. Mais comment, alors que les partis sont dissous? C’est la question que se posent plusieurs observateurs

Ces concertations auront pour objectif de réorganiser les formations politiques dissoutes depuis sept mois dans le pays. Il s’agit notamment de la relecture de la charte des partis politiques en vue de l’adoption d’un nouveau document qui vaguider désormais la classe politique. Mais elles sont annoncées alors que les formations politiques sont dissoutes au Mali depuis plus de sept mois.

Le politologue, enseignant-cherheur Ousmane Coulibaly s’interroge sur l’organisation de telles concertations sans les partis politiques. Il se montre d’ailleurs plutôt sceptique « Je dirais que l’organisation des concertations sur l’exercice et la formation des partis politiques sans les leaders politiques n’est pas du tout possible, si on veut que ça réussisse », affirme le politiste.

Renouer le dialogue avec les acteurs politiques

Pour la refondation et les réformes politiques, il propose aux autorités de renouer avec les leaders politiques et certains membres de la société civile pour échanger sur les points de divergence « C’est cela qui va avec la cohésion nationale qui est souvent prononcée par les autorités. Pour que ça soit une réalité, ce renouement est tout à fait nécessaire » poursuit l’analyse politique.

A rappeler que c’est le 14 mai 2025 que les autorités de la transition ont mis fin à toutes les activités à caractère politique sur l’ensemble du territoire. Le décret pris au conseil des ministres et signé par le chef de l’État a été lu à la télévision nationale par le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral.

𝐋𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 : Au Mali, la Transition met fin à l’existence des partis et organisations politiques