La fourniture d’électricité connaît un changement ces derniers jours dans plusieurs quartiers de Bamako et dans certaines régions. Si à Mopti, la population a droit à 6 heures d’électricité par jour, certains quartiers de la capitale n’ont le courant que pendant 4 ou 5 heures. Pour l’instant, aucune communication n’est faite sur ces changements. Une situation que dénoncent des populations.
Situé sur la rive droite du fleuve Niger à Bamako, le quartier Golf a été privé d’électricité ce lundi de 7 heures à 23 heures, au grand désarroi des habitants. « J’habite au Golf. C’est vraiment difficile », affirme cet homme rencontré dans le quartier.
C’est le même calvaire que vit cet habitant de Yirimadjo, un autre quartier de la capitale situé en commune 6 « Nous n’avons que 4 à 5 heures d’électricité par jour ces derniers temps. Ce matin, le courant est revenu. Et c’est reparti avant que je me prépare pour sortir », dit-il.
« On nous coupe les frais de soutien mais nous n’avons pas d’informations sur la fourniture d’électricité. La situation ne fait que s’aggraver », proteste notre interlocuteur.
Fortune diverse en régions
À Mopti et à Ségou, dans le centre du pays également, les populations évoquent des changements dans la fourniture d’électricité.
« La fourniture d’électricité à Ségou a connu une baisse significative parce qu’on était à 12 heures de fourniture. Actuellement, on est à 6 heures », explique cet habitant de la région. Selon lui, « ce n’est vraiment pas le temps souhaité par les citoyens pour avoir de l’électricité à leur disposition ».
Cependant du côté de Mopti la situation s’est plutôt améliorée. C’est du moins ce qu’affirme un résidant de la ville : « à Mopti, c’est mieux qu’avant. Car nous avons fait deux mois dernièrement sans électricité. Maintenant nous en avons pour 6 heures. C’est mieux que rien », se réjouit-il.
Cette amélioration est également signalée dans le nord du pays, notamment à Ansongo, dans la région de Gao. Après trois semaines sans électricité, le courant a été rétabli dans la nuit du 1ᵉʳ janvier 2026 à Ansongo. Un ouf de soulagement pour les soudeurs, tailleurs et autres vendeuses de légumes. À rappeler que la rupture du courant dans le cercle était due à un manque de carburant.
