À l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, l’organisation malienne de lutte contre le cancer a organisé ce mercredi une rencontre. Objectif : rappeler la gravité de cette pathologie et sensibiliser sur la nécessité du dépistage précoce.
Au Mali, les cancers les plus fréquents restent, entre autres, le cancer du sein, du col de l’utérus et de l’estomac chez les femmes. Alors que chez les hommes, les cancers de la prostate, du foie sont les plus courants. Au-delà de l’impact humain, cette maladie représente aussi un lourd fardeau économique pour les familles, confrontées à des coûts élevés. Les spécialistes insistent donc sur le dépistage précoce pour sauver des vies et une prise en charge souvent jugée élevée malgré certaines subventions de l’État.
« Quand on prend l’exemple du sein, une femme qui a l’âge de faire le dépistage va faire la mammographie du sein. Quand ça montre une lésion au niveau du sein qui peut être le cancer, on va faire ce qu’on appelle la biopsie et analyser au laboratoire », explique Dr Madani Ly, cancérologue. « Quand ça dit que c’est le cancer du sein, comme c’est au début, on ne va pas couper du tout le sein de la femme. On va enlever la petite partie et la femme, elle est guérie », poursuit-il.
L’avantage du dépistage
Le dépistage précoce évitera une prise en charge très coûteuse et permettra une prompte guérison. « Le traitement coûte moins cher et il y a moins de pesanteurs psychologiques. La femme va guérir de son cancer », assure-t-il.
Plusieurs types de traitement existent pour le cancer, selon le cancérologue Dr Madani Ly. « Il y a ce qu’on appelle les traitements systémiques, dont le chef de file est la chimiothérapie, les thérapies ciblées, l’immunothérapie », énumère-t-il. À cela s’ajoute la radiothérapie et il y a la chirurgie, précise Dr Ly. Toutefois, il prévient que « la chimiothérapie, surtout les nouveaux traitements, qu’on appelle thérapie ciblée, immunothérapie, coûtent excessivement cher ».
