La FIFA et la CAF ont acté la démission du comité exécutif de la Femafoot et demandent l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire.
Les deux instances ont adressé un courrier conjoint au secrétaire général de la Femafoot ce jeudi 5 février 2026. Celui-ci est chargé de gérer les affaires courantes et de convoquer une assemblée générale extraordinaire. Objectif : élire un nouveau bureau pour un mandat de 4 ans conformément aux textes. Mais quand et comment cette assemblée va se tenir ? Des questions qui restent à ce stade sans réponse.
Pour Souleymane Bobo Tounkara, journaliste sportif au quotidien national L’Essor, le communiqué conjoint de la FIFA et de la CAF est un soulagement pour le monde du football. « Il y avait vraiment un vide, voire une inquiétude », affirme-t-il. Toutefois, M. Tounkara explique que malgré ce communiqué, la situation reste confuse. « On ne sait pas comment le processus électoral va se dérouler. Et on ne sait pas non plus à quelle date », souligne-t-il.
Le processus électoral reste à clarifier !
Selon lui, le secrétariat général devra convoquer l’assemblée générale extraordinaire et lancer un appel à candidatures. Les postulants disposeront ensuite d’un délai de 15 jours pour déposer leurs dossiers, à condition de remplir les critères requis.
Une commission électorale indépendante, déjà existante au sein de la fédération, sera chargée de valider les candidatures et d’organiser l’élection du futur président. « Normalement, le tout devrait pouvoir se faire dans un délai de deux mois », selon le journaliste.
Mais celui-ci dénonce l’évolution fréquente des textes régissant la fédération qui suscite des inquiétudes. « Le problème de la fédération, c’est qu’il y a toujours de nouveaux textes. On a souvent l’impression qu’ils sont taillés sur mesure pour une ou deux personnes », déplore Souleymane Bobo Tounkara, tout en appelant à plus de transparence.
Il estime que la publication rapide des textes par le secrétariat général permettrait de rassurer les acteurs du football malien et de garantir un processus électoral apaisé et inclusif.
