Droit de grève : la réponse des syndicats de l’éducation à la mise en garde du gouvernement
Salle de classe d'une école à Bamako. Crédit Photo : Studio Tamani

Droit de grève : la réponse des syndicats de l’éducation à la mise en garde du gouvernement

Au Mali, la multiplication des arrêts de travail remet sur la table le débat autour du droit de grève et de son encadrement. Dans une correspondance adressée aux centrales syndicales, le ministre de la Fonction publique et du Travail dénonce des manquements aux règles qui régissent les mouvements sociaux.

Dans la lettre circulaire adressée aux secrétaires généraux des centrales syndicales, le ministre rappelle les obligations légales liées à l’exercice du droit de grève et met en garde contre des actions qu’il qualifie d’illégales.

Il a insisté sur l’impératif de déposer un préavis quinze jours avant le début de la grève. Dr Fassoun Coulibaly a aussi dénoncé les arrêts de travail pour des motifs de non-paiement de salaires à partir du 25 du mois. Pour le ministre, cet acte est illégal. La synergie des syndicats de l’éducation évoque des retards de salaires et des difficultés structurelles persistantes pour expliquer la multiplication des mouvements d’humeur.

Selon Ousmane Almoudou, porte-parole des syndicats de l’éducation, ces arrêts de travail sont avant tout liés à la situation salariale.
« C’est arrivé en raison de la situation salariale. Certains de nos démembrements sont partis en arrêt de travail. C’est surtout cela que le ministre dénonce dans sa correspondance », explique-t-il.
Il insiste également sur l’impact des retards de paiement : « Il y a quelque chose qui a motivé les enseignants, surtout les travailleurs, à aller à des arrêts de travail : ce sont les retards de salaire. »

Le responsable syndical précise toutefois que des échanges ont déjà eu lieu avec le département de tutelle avant la lettre du ministre. « À la suite de ces rencontres, les syndicats ont fait des propositions qui, une fois mises en œuvre, devraient permettre de sortir définitivement de cette spirale d’arrêts de travail », affirme-t-il.

Ousmane Almoudou appelle enfin les enseignants à respecter les textes en vigueur, tout en invitant les autorités à s’attaquer aux causes profondes, notamment les retards de salaires, afin d’éviter la répétition des grèves.