À Bamako comme dans plusieurs localités du Mali, ces derniers jours sont marqués par un mélange inhabituel de brume de poussière et d’averses. Un phénomène bien connu des météorologues, souvent appelé “la pluie des mangues”, parce qu’il apparaît à la période où les manguiers commencent à donner leurs fruits.
Selon Mali Météo, cette situation s’explique par des particules de sable soulevées dans les zones désertiques du nord du pays et transportées sur de longues distances. En même temps, une arrivée temporaire du flux de mousson crée les conditions favorables à la pluie.
Pour Bakary Mangané, chef du bureau Prévisions et alertes météorologiques, ce phénomène n’a rien d’exceptionnel. Au contraire, ces pluies jouent même un rôle important : elles contribuent à nettoyer l’atmosphère et à réduire certains microbes présents dans l’air.
Mais cette pluie, aussi attendue soit-elle, peut parfois causer des dégâts. L’an dernier par exemple, de fortes précipitations ont affecté des producteurs de pommes de terre à Sikasso.
Face à ces variations du temps, les spécialistes invitent donc les populations à rester vigilantes : se mettre à l’abri pendant les fortes pluies, se protéger contre la poussière notamment avec un masque et consulter un agent de santé en cas de malaise.
Entre bienfaits pour l’air et risques ponctuels, la pluie des mangues rappelle que la nature garde toujours sa part de surprise.
