Affaire Youssouf Sissoko : la Maison de la presse appelle à la clémence de la justice
Assemblée générale de la maison de la presse suite à la condamnation de Youssouf Sissoko, directeur de publication du journal l'Alternance, le 26 mars 2026. Crédit photo : Studio tamani

Affaire Youssouf Sissoko : la Maison de la presse appelle à la clémence de la justice

Suite à l’affaire du journaliste Youssouf Sissoko, condamné à la prison ferme lundi dernier 23 mars, la Maison de la Presse a ténu, ce jeudi 26 mars, une assemblée générale. Le président, Bandiougou Danté, a appelé la presse malienne a rester unie, responsable et engagée. Il a déclaré que son organisation usera des voies légales pour obtenir la libération du confrère.

Badjougou Danté a d’abord déploré les circonstances de l’interpellation du journaliste Youssouf Sissoko intervenue le jour même où les responsables d’organisation de la presse participaient à un atelier. Toutefois, le président de la Maison de la presse a mis en garde contre les tentatives d’instrumentalisation de de cette affaire avec des narratifs étrangers. « A la barre, le lundi 23 mars 2026, Youssouf Sissoko, a exprimé son regret et a avoué avoir manqué de vigilance dans la publication de l’article incriminé », a déclaré le Président Danté qui s’interroge sur le hiatus qui existe et qui continue encore d’exister entre les positions affichées par l’accusé et la ligne de défense adoptée par l’avocat.

Cependant en ce qui concerne le jugement rendu, la Maison de la presse estime que cette peine inédite, jamais infligée à un journaliste dans le cadre de l’exercice de son travail, constitue un précédent inacceptable. Tout en appelant les journalistes à plus de professionnalisme et de responsabilité. Bandjougou Danté demande la clémence de la justice et promet de poursuivre son plaidoyer pour un dénouement heureux.

A rappeler que le directeur de publication du journal l’Alternance a été condamné ce lundi à 2 ans de prison ferme et à une amende d’un million de francs CFA. Le verdict a été prononcé par le tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Youssouf Sissoko est accusé d’offense à un chef d’État étranger, atteinte au crédit de l’État suite à la publication d’un article jugé diffamatoire.