Quatre jours après l’augmentation du prix du carburant, les voyageurs en subissent déjà les conséquences. Cette hausse se répercute sur le coût du transport, tant urbain qu’interurbain. Plusieurs compagnies ont ajusté leurs tarifs, provoquant la frustration des usagers.
À la Gare routière de Sogoniko, les tarifs ont déjà connu une hausse significative. Le trajet Bamako-Kéniéba est désormais facturé à 12 000 francs, contre 8 000 francs il y a quelques jours. Souleymane Samaké, chef d’agence, explique : « C’est normal parce que le prix du gasoil a augmenté. On est obligé d’augmenter le prix des transports aussi, sinon nous ne pouvons pas travailler ».
Cette augmentation se retrouve sur presque toutes les destinations. Un voyageur témoigne : « J’ai pris un billet de Bamako à Djidjan à 13 000 francs. Avant, c’était 7 000 francs. » Une autre passagère renchérit : « De Bamako à Dabia, c’était à 7 000 francs, mais aujourd’hui c’est à 9 000 francs. » Le trajet Bamako-Sikasso a lui aussi subi une hausse importante, passant de 6 000 à 9 000 francs.
Le transport urbain n’est pas épargné
Au carrefour de la Tour d’Afrique à Faladjè, les usagers notent des augmentations sur les trajets quotidiens. Une dame explique : « De la Tour d’Afrique à Raida, nous payons désormais 250 francs, et de Sirakoro au monument de la Tour d’Afrique, c’est également 250 francs, alors qu’avant c’était 200 francs. »
Le ministère appelle à la vigilance
Face à cette situation, le ministère des Transports a publié un communiqué signalant que certaines hausses de tarifs interurbains ne sont pas proportionnelles à l’augmentation du carburant. Le ministère invite donc les acteurs du secteur à se conformer aux conclusions de la réunion élargie du Conseil national de transport public des passagers tenue le 1er avril 2026, afin d’éviter des dérives tarifaires.
