Comme chaque année à la même période, le Mali connaît des vagues de chaleur. Le thermomètre frôlant parfois les 46 degrés. Cette canicule est beaucoup plus ressentie sur les sites de déplacés. Sous des tentes et des abris de fortune, les personnes déplacées internes subissent de plein fouet cette vague de chaleur. Avec comme conséquences : la fièvre cutanée, les éruptions cutanées, les vertiges, entre autres. De plus, les coupures d’électricité, couplées à un accès insuffisant à l’eau, dans ces zones, accentuent les risques de déshydratation et d’anxiété chez des populations déjà éprouvées.
Fаti Wallet Moussa est une personne déplacée interne à Gao. Elle vit actuellement à Kоngоgamо, un camp de déplacés dans la région. Elle décrit l’impact de cette chaleur sur elle et sa famille. « À cause de la chaleur, nos enfants tombent malades, et nous ne savons plus comment faire face. Il fait extrêmement chaud », s’exclame la vieille dame qui affirme que « la situation devient insupportable à cause du manque d’eau ». et il est impossible de continuer à vivre dans ces conditions ».
Toujours dans la région de Gao, à Bazi Haoussa, localité située dans le cercle d’Ansongo, Aziz Takdid habite un camp de déplacés internes à Ansongo. Il explique que la chaleur accablante constitue un problème humanitaire grave dans le cercle. Pour le chef de ce site des déplacés, « la pénurie d’eau couplée aux problèmes d’abris en cette période de chaleur augmentent les risques de maladies des enfants et des femmes ».
Les régions du centre du pays aussi sont frappées par ces vagues de chaleur extrêmes. Kadidia une mère de famille sur le site des déplacés de Socoura à Sévaré dans la région de Mopti. Il réside dans le camp de déplacés d’ATTbougou à Ségou, tous les deux vivent le même calvaire à cause de la canicule du moment : « les hausses de température et les vents chauds font qu’ils sont tout le temps enrhumés », témoignent-ils.
Les hausses de température frappent de plein fouet les populations de certaines localités qui vivent dans des abris souvent inadaptés, rendant l’air intérieur irrespirable, surtout pendant la journée.
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