Le calme est revenu à Bamako et dans d’autres villes ciblées par des attaques coordonnées ce samedi 25 avril. Le gouvernement affirme que la situation est sous contrôle. A Bamako un couvre-feu a été instauré.
La mesure est en vigueur de 21h à 6 h du matin sur l’ensemble de la capitale pendant soixante douze heures, réconductible, indique le communiqué du gouverneur du district de Bamako. L’objectif de ce couvre-feu est sans doute de permettre aux forces de défense et de sécurité de mener à bien leurs opérations de ratissage, après l’incursion des groupes armés à Kati et Sénou.
Kati, ville garnison – où se trouve le plus important camp militaire mais aussi la résidence de président de la Transition ainsi que celle de plusieurs officiers militaires – a été l’une des cibles de ces attaques coordonnées. La résidence du ministre de la défense aurait été particulièrement visée et détruite par les kamikazes.
Sénou, quartier périphérique de Bamako – où est situé l’aéroport international – faisait aussi partie des cibles. Des positions de l’armée à Sévaré, au Centre et à Gao et Kidal au Nord, ont aussi été attaquées.
Dans les deux premières villes lesautorités adminitratives rassurent que la situation est maîtrisée. En revanche à Kidal, aucun représentant de l’administration sur place n’a communiqué. Ni le gouverneur ni un de ses proches. C’est plutôt des vidéos de rebelles paradant dans la ville qui ont circulé sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué, lu à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement, a avancé un bilan de 16 blessés civils et militaires et des dégâts matériels.