Un deuil national de deux jours est observé au Mali depuis ce lundi, à la suite de la mort du ministre de la Défense. Celui-ci a été tué lors d’une attaque visant son domicile, survenue samedi dernier. Parallèlement, plusieurs localités du pays ont été frappées au cours du week-end par des groupes armés. Dans de nombreuses zones, la situation reste instable et sous haute surveillance.
À Kati, aucun coup de feu n’a été signalé ce lundi matin. Toutefois, la ville garnison est plongée dans une atmosphère morose, perceptible notamment à travers une circulation fortement réduite.
Un important dispositif militaire a été déployé sur les axes stratégiques. Les entrées des installations militaires font l’objet de contrôles stricts par les forces de défense et de sécurité. La majorité des boutiques restent fermées Les marchés de Sananfara et Fouga sont quasi à l’arrêt. Les boulangeries et pâtisseries ont réduit leur production. Les services administratifs et bancaires sont restés fermés. Les cours sont suspendus les lundi 27 et mardi 28 avril
À Bamako, la population continue de vaquer à ses occupations. Toutefois, l’annonce de la mort du ministre a renforcé un climat de tension dans la capitale.
L’accès à certains services et sites stratégiques reste restreint, sous surveillance sécuritaire accrue.
Calme apparent mais vigilance maintenue à Mopti et Gao
À Gao, la situation semble s’améliorer ce lundi 27 avril. Le marché a rouvert et retrouvé son animation. Les commerces fonctionnent à nouveau. La circulation est fluide dans la ville
Aucun homme armé n’est visible dans les quartiers, contrairement à certaines rumeurs. Toutefois, un dispositif sécuritaire reste en place autour des sites sensibles, notamment le gouvernorat et les camps militaires.
Le couvre-feu, en vigueur depuis plusieurs mois, a été réajusté. Il s’applique désormais de 19 h à 6 h.
À Mopti, également touchée par les attaques, la situation est calme ce lundi matin. Les habitants poursuivent leurs activités. Les marchés sont ouverts. Les écoles restent fermées pour le moment
À la suite des événements récents, les autorités ont instauré un couvre-feu de 21 h à 6 h pour une durée d’un mois.
Malgré un retour progressif au calme dans certaines villes, la situation sécuritaire demeure fragile dans plusieurs régions du Mali. Les autorités maintiennent un dispositif renforcé et appellent à la vigilance.
Plusieurs localités du Mali, dont les villes de Kati et Bamako, ont été ciblées par des hommes armés samedi 25 avril au petit matin. Ces attaques ont fait plusieurs victimes, dont le ministre de la Défense, le Général de corps d’armée Sadio Camara. Un couvre-feu a été décrété dans la capitale de 21 h à 6 h pour trois jours.
