Un retour à l’accalmie est observé dans la localité de Diafarabé, située dans le cercle de Tenenkou dans la région de Mopti. Ce mardi matin 5 mai, les femmes ont finalement accepté de rester sur place, à l’issue d’une rencontre avec les autorités locales. Cette décision intervient après une manifestation liée à la faim qui touche de nombreux foyers.
Selon des sources locales contactées par la rédaction, la situation est désormais « critique ». Le manque de vivres et de produits de première nécessité atteint un niveau alarmant, au point de provoquer cette manifestation.
« La marche a bien eu lieu ce samedi. Les autorités ont réussi à calmer les manifestantes », confie un habitant sous couvert d’anonymat.
Mais derrière cet apaisement apparent, la réalité reste préoccupante. Les femmes mobilisées ont exprimé sans détour leur détresse face à la faim.
« Aujourd’hui, dans presque toutes les familles, il n’y a pas de repas assuré. On mange une seule fois, difficilement deux. Parfois, on ne mange pas du tout de la journée », témoigne la même source.
Une mobilisation des ressortissants
Face à cette situation, des initiatives émergent. Selon les témoignages recueillis, les autorités locales ont sollicité les ressortissants de Diafarabé vivant à Bamako.
« Après des échanges ce samedi, ils se sont dits choqués par les images et la gravité de la situation », indique notre source.
Une dynamique de solidarité semble ainsi se mettre en place, impliquant les fils de la localité, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
« Ils nous ont demandé de rassurer la population. Ils feront tout leur possible pour acheminer de la nourriture dans la semaine », rapporte l’habitant.
Une annonce qui a temporairement apaisé les tensions. Selon les mêmes sources, sans cette perspective d’aide, certaines femmes envisageaient de quitter la localité dès ce mardi 5 mai.
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