La région de Bandiagara fait face à une nouvelle flambée de violences. Depuis plusieurs jours, cette région du centre du Mali enregistre une recrudescence des attaques. En moins d’une semaine, plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie dans les cercles de Bankass et de Bandiagara, ravivant les inquiétudes dans une zone déjà éprouvée par des années de crise sécuritaire.
Dans ce contexte tendu, les initiatives locales de dialogue et de sensibilisation se poursuivent pour prévenir une nouvelle escalade des tensions. Des actions citoyennes sont menées dans les localités touchées afin de promouvoir l’apaisement, la tolérance et la cohésion sociale entre les communautés.
Pour Boureima Ouologuem, chef de l’équipe régionale d’appui à la réconciliation de Bandiagara, ces attaques ne doivent pas remettre en cause les efforts engagés pour restaurer la paix. Il assure que les activités de sensibilisation se poursuivent dans l’ensemble de la région, y compris dans les zones les plus reculées, afin de maintenir le dialogue avec les populations.
Selon lui, « les équipes restent mobilisées aussi bien à Bankass, Koro que Bandiagara, avec pour objectif de renforcer le vivre-ensemble dans cette partie du pays où les tensions communautaires ont déjà laissé de profondes blessures ».
Une réponse sécuritaire jugée indispensable
Pour Dr Aly Tounkara, la sortie de crise ne peut reposer uniquement sur les mécanismes de dialogue. Le sociologue estime que la poursuite des échanges inter et intra-communautaires reste essentielle, mais qu’elle doit être accompagnée d’une présence accrue de l’État.
L’expert souligne notamment la nécessité d’un maillage effectif du territoire par les forces de défense et de sécurité, afin d’éviter un embrasement dans cette région qui demeure l’un des principaux foyers de l’insécurité au Mali depuis plus d’une décennie.
