Ce mercredi 27 mai 2026, la communauté musulmane du Mali a célébré l’Eid el-Kebir, plus connue sous le nom de Tabaski. Cette année, cette fête religieuse s’est déroulée dans un contexte marqué par l’insécurité, l’inflation et les difficultés énergétiques. De nombreux fidèles ont formulé les vœux d’un retour rapide de la paix.
Comme chaque année, des milliers de fidèles se sont réunis dans les mosquées et espaces de prière à travers le pays pour accomplir la grande prière de la Tabaski. À Bamako comme dans plusieurs régions, les messages de solidarité, de pardon et de cohésion sociale ont dominé les échanges.
Cette année, les préoccupations liées à la sécurité, à la hausse du coût de la vie et aux tensions sociales étaient au cœur des discussions. Beaucoup de Maliens ont profité de cette fête religieuse pour adresser des prières en faveur de la stabilité du pays.
« On prie pour que le pays retrouve la paix et le bonheur », confie un fidèle à la sortie de la mosquée.
Dans le quartier de l’Hippodrome à Bamako, plusieurs jeunes rencontrés après la prière expriment leur souhait de voir le Mali retrouver sa quiétude.
« En tant que jeunes, nous souhaitons une paix durable pour le développement du pays. Nous voulons vivre heureux ensemble comme avant », expliquent-ils.
Pour cette jeunesse confrontée à de nombreuses difficultés économiques et sociales, la paix reste une condition essentielle au développement et à l’avenir du pays.
Des appels à l’union sacrée
Les femmes ont également participé activement aux prières et aux messages de paix. « Que les Maliens se donnent la main pour un avenir meilleur. Ce pays est notre bien commun », souhaite une mère de famille.
À ses côtés, une autre fidèle insiste sur l’importance de la cohésion sociale « Ne nous trahissons jamais. La paix passe par l’unité nationale », conseille-t-elle
Après la prière, l’imam Abdoul Karim Coulibaly, de la mosquée de l’Hippodrome en Commune II du district de Bamako, a lancé un appel à l’apaisement.
Selon lui, les discours de haine et les divisions fragilisent davantage le pays dans un contexte déjà tendu. « La situation du pays nous inquiète. Nous voulons la paix. Que chacun arrête de proférer des messages de haine », a-t-il déclaré.
L’imam rappelle également que le dialogue reste indispensable pour sortir durablement des crises. « Toutes les guerres finissent par le dialogue. Que Dieu aide nos autorités à stabiliser le pays », conclut il.
Une fête sous le signe de l’espoir
Au-delà des célébrations religieuses, la Tabaski 2026 aura été pour de nombreux Maliens un moment d’expression collective en faveur de la paix, de l’unité et du vivre-ensemble. Dans un pays confronté à plusieurs défis, les appels à la cohésion nationale continuent de résonner comme une priorité pour construire un avenir plus stable.
