À l’occasion de la Semaine nationale de la sécurité routière, les autorités ont lancé, ce lundi 29 juin, une vaste opération de libération des emprises routières sur l’ensemble du territoire. Menée par l’Agence nationale de la sécurité routière en collaboration avec les forces de sécurité, cette initiative vise à sensibiliser les occupants des voies publiques et à rétablir la fluidité de la circulation. Si de nombreux usagers saluent cette démarche, des commerçants installés au bord des routes disent n’avoir aucune autre alternative.
À Ouolofobougou, en commune III du district de Bamako, des vendeurs occupent une partie de la chaussée, partageant l’espace avec les automobilistes, les motocyclistes et les piétons. Conscients des risques auxquels ils s’exposent, plusieurs commerçants expliquent que cette situation résulte avant tout d’un manque de solutions.
Un vendeur de citrons et de tamarins, dont les étals sont installés à quelques mètres seulement de la route bitumée, confie sous couvert d’anonymat : « Nous ne choisissons pas de vendre au bord de la route. Si nous sommes ici, c’est parce que nous n’avons pas d’autre choix »
À quelques pas de là, une vendeuse de fruits partage le même constat. « Nous savons que cet emplacement est dangereux, mais nous n’avons pas d’alternative pour gagner notre vie », explique-t-elle.
Des usagers favorables à l’opération
Placée cette année sous le thème de la libération des emprises routières, la Semaine nationale de la sécurité routière est perçue par de nombreux usagers comme une réponse à un problème devenu récurrent.
Au volant de son véhicule, un automobiliste estime que l’occupation anarchique des voies complique fortement la circulation. « Il devient de plus en plus difficile de circuler. Lorsque les commerces débordent sur la chaussée, le risque d’accidents graves augmente considérablement », déplore-t-il.
Même constat chez un motocycliste rencontré sur les lieux. Selon lui, « de nombreux accidents sont causés par les obstacles installés sur les voies publiques, qui réduisent l’espace réservé à la circulation. »
Une opération prévue jusqu’au 5 juillet
L’opération de libération des voies publiques est conduite par l’Agence nationale de la sécurité routière, avec l’appui des forces de sécurité. Au-delà de la sensibilisation, les autorités entendent rappeler aux occupants des emprises routières l’obligation de libérer ces espaces afin d’améliorer la sécurité et la mobilité des usagers.
Cette campagne doit se poursuivre jusqu’au 5 juillet, date de clôture de la Semaine nationale de la sécurité routière. Les autorités espèrent ainsi contribuer à réduire les risques d’accidents et à désengorger les principaux axes de circulation dans les villes du pays.
